Quelle belle et bonne et idée, et on ne dit pas cela uniquement au nom de la parité, mais l’Américaine dames est une belle découverte du nouveau programme piste ! Il y a en effet eu de qualité, de l’engagement à l’occasion des 1ers Championnats d’Europe disputés sur le Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines. L’équipe de France a délivré en sus une course pleine de promesses qui malheureusement n’a pas été récompensée par un podium que les tricolores ont pu longtemps espérer. « Laurie sur le dernier sprint a cru qu’il en restait encore deux à accomplir, et elle a appris au passage de la ligne que finalement il n’en restait plus qu’un ! C’est comme ça, constate Coralie Demay, c’est une première, et moi aussi je me suis trompée en course. C’est dommage car on aurait peut-être faire un podium, ce qui est rageant en fait. Cela aurait été cool, mais on fera mieux la prochaine fois. J’ai pris du plaisir sur ce Championnat d’Europe Élite dames de l’Américaine, je ne devais pas disputer cette course au départ, j’ai remplacé Pascale Jeuland qui a déclaré forfait. J’ai pris beaucoup de plaisir à disputer cette épreuve avec Laurie. Je n’avais jamais couru d’Américaine. Notre chance en équipe de France c’est la présence de Morgan Kneisky qui nous a tout expliqué, il m’a appris pour ma part à passer des relais. On a regardé des vidéos avec lui, et cela nous a mis en confiance. »

Un coach de luxe qui a bien « formé » ses deux élèves qui ont fait une belle course, il faut vraiment le souligner. « Le chiffre du compte-tours a été changé tard, et moi du coup je m’étais calée pour prendre le dernier relais à deux tours, sauf quand je le prends c’est la cloche ! Et on manque le dernier sprint, expliquait Laurie Berthon. C’est dommage. C’était aussi la 1ère fois que l’on prenait aussi nos marques en course, moi j’ai pris énormément de plaisir à courir avec Coralie ! J’avais le rôle de sprinteuse, j’en ai gagné, et elle avait pour mission de rouler quand il fallait rouler plus vite plus longtemps, accompagner les coups, ce qu’elle a fait. On était vraiment complémentaire sur nos qualités propres aujourd’hui toutes les deux ! »

 

 

 

Hervé Bombrun