Le sociétaire des Hauts-de-France a remporté le titre de champion de France juniors du kilomètre (1 mn 05 sec 699) devant Valentin Bramoulle du comité des Pays de la Loire.

 

Le hasard fait parfois bien les choses. C’est ce que se dit sans doute Théo Bracke, dont le grand-père était un lointain cousin de Ferdinand, puisque l’an passé, il découvrait les Championnat de France sur piste, à Hyères. Il était alors plutôt penché sur les disciplines de l’endurance, la poursuite notamment. « Je faisais depuis un an et demi de la piste, et je me classe 10ede la poursuite en cadets. Je suis parti trop vite, je me suis écroulé ». Mais la semaine a été riche d’autres découvertes, et notamment cette proposition faite par son comité d’ouvrir son univers au sprint. « On devait disputer initialement la vitesse par équipes, mais le coureur qui évoluait dans les rangs juniors s’est désisté, car il devait disputer d’autres épreuves. On n’a pas pu s’aligner sur cette épreuve. Le comité m’a néanmoins proposé de m’essayer sur le keirin ». Bingo ! Théo se classe 2e. Le coup foudre sprint s’est produit. Il a été accentué cet hiver avec l’aide de Alex Prudhomme, coach des juniors sprints au sein de la DTN de la FFC. « J’ai fait des stages en équipes de France, j’ai disputé des compétitions, notamment à Appeldoorn, et je suis maintenant sprinter. » Un choix qui a été conforté par le gain du titre de Champion de France du kilomètre juniors 2019. « Cette victoire est une récompense du travail accompli depuis quelques mois, je vais sur la piste de Roubaix, qui est distante de mon domicile de deux trois minutes, tous les deux jours environ. Je suis heureux ». Une borne qu’il n’a pas gérée. « C’est impossible, sourit cet élève en terminale S à la rentrée. La borne c’est partir vite, accélérer lors du deuxième tour, tout donner lors du 3eet finir le dernier avec ce qu’il nous reste ». Un bon résumé, en somme de la part de ce jeune coureur d’un mètre quatre-vingt-huit pour quatre-vingt-deux kilos. « Mon rêve serait à terme de rentrer dans un Pôle, celui Olympique de Saint Quentin-en-Yvelines, et pourquoi pas rêver des Jeux de Paris 2024. Je veux travailler, me bonifier en sprint, et pourquoi pas être en capacité de ramener des médailles à la France, et des maillots lors des divers Championnats ».

 

 

Hervé Bombrun