Battue l’an passé par Sandie Clair sur le 500 mètres départ arrêté, Mathilde Gros a récupéré cette couronne cette année, sans oublier de rendre un bel hommage à son ancienne sparring-partner de la vitesse par équipes.

 

34 sec 697 ! Mathilde Gros a remporté le titre de Championne de France du 500 mètres départ arrêté élite femmes sans ciller. « Après, disait-elle, j’avais aussi des objectifs personnels à réaliser, je voulais battre mon record personnel, mais on sort d’un gros cycle de force et c’est compliqué, je manque d’explosivité, surtout au départ et sur le premier tour ». C’est là que Mathilde voulait casser les barrières du temps, « casser, enfin, cette barre de vingt secondes sur le premier tour. Mais je me rattraperai demain en essayant de faire un bon temps sur le 200 mètres lancé ». Sur ce Championnat de France de sprint 2019, un boulevard semble ouvert devant Mathilde Gros, mais la leader du sprint français ne prend pas les courses à la légère. « J’ai des objectifs personnels que je me suis fixée sur chacune des épreuves, mes Championnats se termineront jeudi, et on fera le bilan après cela. J’irai ensuite chez moi dans le Sud, retrouver ma famille, mon chien, je n’y suis pas allée depuis la tournée du keirin au Japon. Cela me manque… » Mais en attendant il y a du job sur la planche pour la sociétaire de l’US Créteil, avec la vitesse individuelle et le keirin. « Ma pire ennemie sur ces Championnats de France, ce sera moi, ajoutait-elle. Je suis toujours aussi ravie d’enfiler le maillot tricolore, d’entendre retentir la Marseillaise même dans le cadre d’un Championnat de France. C’est un plaisir dont je ne m’en lasserai jamais. Je récupère ce titre, mais je sais très bien que la grande favorite de cette épreuve si elle avait été là, cela aurait été Sandie Clair. J’ai une pensée pour elle qui a stoppé sa carrière. Moi je vais me fixer des objectifs sur ces France, sur le 200 mètres lancé, je vais faire des tests aussi, notamment de braquets. Je ne vais pas prendre les courses à la légère, jamais je ne le fais », ajoutai Mathilde, le genou droit bandé par un tape rouge. « C’est le souvenir d’une blessure de basket, souriait-elle. Nous sommes allés nous entraîner quinze jours à l’INSEP, et j’en ai profité pour me faire soigner, passer une IRM. On a été super bien accueillis là-bas, Yanouz Ghani nous a accueilli à bras ouverts. On a bénéficié des soins, de massages. Yanouz nous a accueilli à bras ouverts, il nous disait tous les jours « vous êtes chez vous ». On a de la chance nous athlètes de haut-niveau d’avoir une personne comme lui qui aide et comprend les athlètes ».

 

 

 

Hervé Bombrun