Samuel Dumoulin est revenu à la compétition un mois et demi après sa chute et le malaise qu’il avait fait sur les routes du Tour de l’Ain.

Le coureur Lyonnais a passé toute une batterie d’examens hier  et l’autorisation lui a été donnée par les médecins de recourir. Balloté en série du Championnat de France de demi-fond 2017, l’ancien vainqueur d’étape sur les routes du Tour de France, et lauréat cette année d’une étape au Tour du Haut-Var, s’est classé 9e de la petite finale. Interview.

 

France Cyclisme : Comment vas-tu Samuel ?

 

Samuel Dumoulin : J’ai effectué après ma chute tous les examens qu’il fallait et aucun n’a révélé de problèmes physiques. Ce qui est une bonne chose. J’ai fait toute une batterie de tests hier, la veille de ce Championnat de France, et l’autorisation m’a été donnée de pouvoir recourir. Je voulais vraiment disputer cette épreuve Marc Pacheco m’en avait parlé au mois d’avril. Mais après il y a eu le Tour de l’Ain, et ce qui s’est passé sur cette épreuve, et je suis resté dix jours sans rouler. Quand j’ai eu l’aval des médecins, j’ai voulu courir cette épreuve car je connais les personnes ici depuis plus de vingt ans. Et c’était aussi l’une de mes dernières occasions de ma carrière qui m’était offerte de courir le Championnat de France de demi-fond. 

 

FC : Est-ce que tu vas stopper ta saison, ou disputer les dernières courses du calendrier ?

 

SD : J’hésitais encore jusqu’à hier, et finalement il ne reste que le Tour de Vendée, Paris-Bourges et Paris-Tours à disputer. Je vais donc me reposer, ressourcer mon corps et faire en sorte qu’il se régénère. Je vais couper cette année à la différence de ce que je faisais les autres saisons.

 

FC : Courir ici, c’est comme une forme de victoire pour toi, Sam ?

 

SD : Non, on ne peut pas dire que c’est une victoire. Je m’aperçois juste que le vélo j’en ai vraiment besoin. J’en fais depuis l’âge de cinq ans, et quand je ne roule pas cela me manque tout simplement. J’ai souhaité aussi disputer ce Championnat de France parce qu’il se courait ici, à Lyon, sur la piste Georges Prévéral du Parc de la Tête d’Or, et que je connais beaucoup de monde ici. C’est la piste de mes débuts, celle qui m’a permis de me construire, d’être le coureur que je suis devenu. Je suis content d’avoir revu tous ces visages connus.

 

FC : Est-ce que tu as eu peur lors de ta chute ?

 

SD : Non, je n’ai pas eu peur, car en plus je n’ai aucun souvenir de cet instant, c’est plus une perte de confiance et un sentiment que je dois retrouver. J’ai pu en plus rouler en plus assez vite après ce qui m’était arrivé sur le Tour de l’Ain. C’était déjà une grande satisfaction, en plus je n’avais rien de cassé. Je ne me suis pas fait mal sur cette chute a part de grosses brûlures. Je dois maintenant retrouver la confiance, mais je sais qu’elle reviendra quand mon corps sera ressourcé, régénéré, je le répète après cette bonne coupure. Cela va me permettre de retrouver de la fraîcheur, de me faire plaisir sur le vélo et de faire de nouveau des résultats.

 

 

Propos recueillis par

Hervé Bombrun