Vincent Jacquet n’a pas « loupé » la belle prestation réalisée par Sylvain Chavanel sur le vélodrome de Bordeaux-Lac à quelques mois des grands objectifs de 2016. « Il va falloir que l’on rencontre Sylvain, déclarait à France Cyclisme, le DTN de la Fédération Française de Cyclisme. Après c’est un effort individuel à transformer en collectif, souligne ce grand passionné de rugby. Il faut voir avec lui, tout prendre en compte,  comment peut se greffer une activité piste à son activité route. Mais le résultat que Sylvain signe aujourd’hui ne peut que m’interpeller, et si cela n’était pas le cas on pourrait dire que je n’ai pas de « nez ». »

 

Entraîneur national de l’endurance à la Fédération Française de Cyclisme, Steven Henry a lui aussi suivi avec intérêt, et du haut des tribunes, la prestation du coureur de Iam Cycling, du haut des tribunes. Le Normand lui aussi souhaite rencontrer, Sylvain Chavanel.

 

« Je pense qu’il a travaillé la technique de la poursuite par équipes, avec mon prédécesseur chez les juniors hommes, Philippe Bodier, et que cela peut revenir assez vite, notamment lors de stages, si il veut en faire avec nous. On ne peut pas se priver d’un coureur qui signe un temps de 4 mn 21 sec en finale des championnats de France de poursuite individuelle, avec seulement deux semaines de piste en préparation dans les jambes. Sylvain peut venir en équipe de France de poursuite par équipes, mais il faut qu’il s’investisse au sein du groupe, fasse des stages, dispute une manche de Coupe du Monde, peut-être les championnats du Monde à Londres en 2016. Le fait aussi qu’il ait signé chez Direct Energie, et que cette équipe ait une âme piste, et compte aussi dans ses rangs Benoît Genauzeau, peut également faciliter les choses. » Les feux en tout cas semblent au « vert » pour Sylvain Chavanel.

 

 

Hervé Bombrun