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Crédit photo FFC – Patrick Pichon

François Pervis a conquis sur le vélodrome de Bordeaux-Lac son quatorzième titre de champion de France.

 

Champion du Monde de keirin en titre, il a remis une « couche tricolore » sur son maillot irisé en s’imposant au terme d’un sprint emmené en tête de bout en bout.

 

« J’ai tenté de nouvelles choses, ici, changé de tactique, car cela me permet d’expérimenter, de courir aussi autrement par rapport à mes adversaires. Je suis champion du Monde, mais je ne néglige pas un titre national, surtout que dans quelques jours, nous irons à Grenchen disputer les Championnats d’Europe sur piste élite ».

 

Un deuxième gros bloc dans le début de saison des pistards. « La vitesse en plus tombe le jour de mon anniversaire, et si je peux me faire ce cadeau, je ne vais pas me priver, car c’est le titre qui me manque ».

 

Ainsi va Pervis, jamais rassasié. Le Mayennais en veut toujours, il a un appétit d’ogre. « Je vais disputer aussi cet hiver deux des trois manches de Coupes du Monde, à Cali, et à Honkg-Kong, et  mon but sera de me montrer percutant en vitesse par équipe. On est tous mis sur le même pied d’égalité avec mes collègues d’entraînement de l’équipe de France dans cette discipline. Les compteurs sont remis à zéro. Il n’y aucun titulaire désigné, on repart d’une page blanche. Il va falloir que l’on aille chercher nos places. On est tous sur la même ligne, moi j’ai fait mes preuves en individuelle, je dois maintenant les faire en vitesse par équipes. Je peux faire le dernier tour en tant que kilomètreur, mais attention, aussi je ne démarre pas comme un fer à repasser, de toute manière le kilomètre permet de travailler beaucoup de filière de la vitesse par équipes » Les manches de Coupes du Monde de cet hiver permettront de toute manière aux coaches de l’équipe de France de passer tout le monde en revue, et de faire des « tests » grandeur nature.

 

«On est cinq top sprinters mondiaux, potentiellement médaillables aux JO, ajoutait François Pervis, et ce petit noyau que l’on constitue tous nous tire les uns et les autres vers le haut. C’est notre confrontation au quotidien à Saint Quentin-en-Yvelines qui fait notre force, nous pousse à nous transcender au quotidien. Il y a de l’émulation entre nous. Quand on voit un collègue aller plus vite que nous de un dixième, on se remet en question. On fait attention à la nourriture le soir, on ne peut pas se relâcher. C’est mieux d’avoir de telles références que de rester seul dans son coin, car ainsi, moi par exemple, quand je vois les copains plus rapides que moi, je ne mange pas une ou deux tartines de pâte chocolatée, ce qui est mon pêché mignon. J’ai d’ailleurs un truc quand je vais au supermarché lorsque je suis en période de gros objectifs, je ne vais pas dans certain rayon, où je mange avant. Je prends de temps en temps une petite cuillère de pâte chocolatée, mais pas trop. Et pour ne pas me lâcher, quand je vois des gâteaux, car je reste gourmand, je mange plutôt une orange qui me rassasie et me donne le goût du sucre. En tout cas c’est collectif qui a été mis en place à SQY, qui nous pousse à nous sublimer, à essayer de faire mieux que notre coéquipier d’entraînement. Les places sont chères au sein de l’équipe de France de sprint, on le sait tous, mais c’est aussi ce qui permet à la France d’avoir des médailles dans le cadre des Championnats du Monde et des Jeux Olympiques ».

 

 

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Crédit photo FFC – Patrick Pichon

 

Hervé Bombrun