Le Comité Directeur de l’UCI a validé au sein du volet médical de son agenda 2022 des mesures qui doivent être mises en place dès le 1er janvier 2019 :

 

– Contrôle de la cortisolémie et minimum de huit jours d’arrêt de travail et de compétition en cas d’anomalie
– Nécessité que les infiltrations locales de corticoïdes soient déclarées par les médecins de l’équipe et conduisent à un minimum de huit jours d’arrêt de travail et de compétition.
– Interdiction du Tramadol 

 

Le MPCC, après avoir regretté l’inertie incompréhensible des instances et de l’Agence Mondiale Antidopage sur ces sujets pendant dix ans, tient à féliciter l’Union Cycliste Internationale et son Président M. David Lappartient pour les décisions fortes prises dans le sens de la crédibilité du cyclisme. Le MPCC remercie les managers d’équipes membres du mouvement, les coureurs et les médecins de ces équipes, pour avoir appliqué ces règles dès leur adhésion : ils ont ainsi démontré qu’une approche stricte sur les corticoïdes et le tramadol, sur le principe du volontariat, était possible, et ainsi convaincu les instances de modifier le règlement de notre sport. 

 

Depuis la création du MPCC, ce sont 3 207 contrôles de la cortisolémie qui ont été effectués par le mouvement, qui continuera bien sûr à effectuer ces contrôles pour le restant de la saison 2018 et se réserve la possibilité de continuer en 2019 si ses membres jugent qu’il est nécessaire de compléter le futur dispositif UCI. Les équipes membres du MPCC sont au nombre de 7 sur 18 au sein du World Tour, accompagnées de 24 structures Continental Pro, 8 Continental et 6 féminines. Par ailleurs, 207 coureurs et coureuses sont membres du MPCC à titre individuel, moins de quatre mois après l’ouverture des adhésions individuelles début mars. 

 

Toujours est-il que le MPCC continue de demander une nouvelle fois à l’AMA, à son échelon d’organisation internationale indépendante :

– D’ajouter le Tramadol sur la liste des produits interdits
– De confirmer le principe de suspension provisoire en cas de contrôle positif ou anormal
– De confirmer un arrêt de compétition en cas de prise de corticoïdes 

 

Dans cette attente, le MPCC et ses membres continueront d’appliquer des règles plus strictes que celles de l’AMA, sur la base du volontariat :

 

– Suspension provisoire en cas de contrôle positif ou anormal
– Licenciement d’un coureur suspendu plus de six mois
– Non-engagement de coureurs de retour de suspension de plus de six mois
– Période d’introspection (8 jours d’arrêt) d’une équipe en cas de 2 contrôles positifs au cours de 12 mois précédents, sauf décision en ce sens de l’UCI

 

Les équipes, coureurs, organisateurs, fédérations nationales, sponsors qui se reconnaissent dans les valeurs du MPCC sont bien sûr invités à adhérer au mouvement. Les règles MPCC basées sur le volontariat sont un complément indispensable et incontournable de la lutte antidopage et restent un outil important pour la crédibilité du cyclisme.

 

 

MPCC