La Marmotte le 2 juillet de  Bourg d’Oisans à L’Alpe d’Huez!

 

Après avoir emprunté un parcours inédit en 2015 en raison d’un glissement de terrain au tunnel du Chambon, la Marmotte a retrouvé en 2016 son parcours historique et mythique de 174 kilomètres et 5000 mètres de dénivelé de Bourg d’Oisans à l’Alpe d’Huez par les cols du Glandon, du Télégraphe et du Galibier grâce  la route dite de secours construite sur la rive gauche du lac du Chambon.

Comme chaque année, les inscriptions limitées à 7500 ont été attribuées en quelques heures après leur ouverture sur internet en décembre 2015. Le peloton très cosmopolite incluait de forts contingents hollandais et danois et seulement dix pour cent de français.

 

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Après la canicule qui avait marqué l’édition 2015 en entraînant de nombreux abandons, la météo était idéale avec une température d’une vingtaine de degrés dans les vallées en milieu de journée. Quelques grosses averses ont cependant arrosé les participants dans la descente du Lautaret ou la montée de l’Alpe d’Huez.

La fermeture à la circulation d’une grande partie du parcours et l’arrêt du chronomètre dans la descente du col du Glandon  permettait de rouler dans des conditions de sécurité optimale.

Afin de satisfaire à l’obligation imposée par l’autorité préfectorale de porter un éclairage pour traverser des tunnels, l’organisation avait remis à chaque participant un petit kit d’éclairage à installer sur son vélo.

 

En raison d’une coulée de neige au sommet du Galibier, le parcours passait par le tunnel situé à un kilomètre du sommet pour basculer vers le col du Lautaret.

Les participants venus des quatre coins du monde ont pu profiter des magnifiques paysages de l’Oisans, notamment de la vue grandiose sur le pic de la Meije (3983 mètres) et son glacier dans la descente du Galibier.

 

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Côté course, après quelques attaques de Stefano SALA que personne ne voulait laisser partir, ils étaient une douzaine en tête à l’attaque du Galibier. Du côté de Plan Lachat, une accélération de William TURNES éparpilla ce groupe et seuls le hollandais Kenny NIJSSEN et  l’Italien Stefano SALA réussirent à le suivre.

Dans la montée de l’Alpe, Kenny NIJSSEN se détachait et fut le premier à franchir la ligne d’arrivée en 5h40 devant Stefano SALA qui l’avait devancé en 2015 et William TUNES. Chez les féminines, la britannique Delia BEDDIS en terminait en 6h38 en devançant l’inusable Christine MULLER SEILLER habituée du podium.

 

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La longue procession des arrivants s’est ensuite poursuivi pendant plusieurs heures, le dernier terminant en 12h46 cette épreuve mythique à laquelle tout passionné de vélo rêve de participer un jour.

La seule ombre au tableau de cette édition très réussie de la Marmotte concerne les déchets laissés sur la route par les cyclistes, notamment les nombreux sachets de gel énergétiques non dégradables abondamment distribués par certains fabricants sans action de prévention de leur part.

Bien sûr, les organisateurs envoient des équipes de nettoyage sur le parcours après le passage de l’épreuve mais il faudra bien un jour traiter le problème en amont pour corriger l’image déplorable que cela donne du cyclosport.

 

Pierre GADIOU