Quand on participe à l’Etape du Tour, qu’on loge a 800 m de son sas de départ( et que c’est le 0, le prio!..), qu’il fait déjà doux à 7 heures et que le soleil brille, la journėe s’annonce bien!…

Un peu à l’étroit dans le sas en effet,  quand certains ont trouvé la combine : coller un autocollant orange, couleur du dossard, sur le(s) chiffre(s) des centaines…le cycliste est souvent filou, on attendait donc sagement le départ.

 

 

 

 

Le relief aidant, départ  rapide tout; comme la première heure et la deuxième… Pas question de musarder donc, d’autant que  l’allure restait soutenue jusqu’au col de Vars où le premier peloton fort de ses 300 hommes se morcelait. L’heure aussi de souffler( un peu) et de se ravitailler, donc celle de la vigilance pour la patrouille Green Cycling et là, il y avait du boulot!…En ce qui me concerne seulement un rappel aux bonnes pratiques sur toute l’épreuve, accompagné des excuses du « pris la main dans la poche » ou « hors la poche » pour être exact.

 


Le col de Vars passé, une descente rapide puisque la route est pour l’occasion, privatisée, nous emmène vers Guillestre où nous attendait un copieux ravitaillement servi avec le sourire par des bénévoles qu’il faut remercier pour leur gentillesse. L’accueil fut d’ailleurs tout aussi chaleureux (au sens réel du terme…) au précédent arrêt  (Gleizolles) où l’on fut quasi ravitaillés au vol ou à  celui de la Chalp au pied de l’Izoard ( pour ceux que j’ai fréquentés, l’offre étant  importante et largement suffisante).

 


 On pourrait donc croire que tout va bien mais de nombreux gels et emballages de barres énergétiques encombraient la chaussée, notamment ces maudits  tubes noirs Isostar à partir du Col de Vars et de manière constante et dérangeante jusqu’au sommet de l’Izoard!..

… 2 filets tendus, pas forcément efficaces faisaient obstruction …. (Quelques poubelles du genre de celles qu’on trouve maintenant sur les sorties d’aires d’autoroute, judicieusement placėes seraient sûrement plus efficaces ; maintenant, les 3 poches du maillot suffisent et chacun sait où elles se trouvent ….)


 Au pied de l’Izoard où mon compteur marquait encore 37 à la ligne  » moyenne », l’Izoard en dévorera 8 sur ses 15 km d’ascension…. Et cela fait de la peine à voir d’autant qu’à mon passage à Arvieux, un compteur bénévole annonçait ma position 215….Il y avait donc de la réserve derrière

Et c’est cette superbe et mythique montée de l’Izoard, qui vient clore cette édition  qui nous a offert de superbes paysages sur toute sa longueur et la possibilité de profiter en exclusivité d’une chaussée le plus souvent excellente, dans des conditions de sécurité parfaite.

 

 

 


A son sommet, atteint pour ma part, non sans difficulté : il faut composer avec les débuts de crampes, on se dit que ça vaut tout de même la peine et on est finalement et très vite, déjà prêt à  revenir… Avant cela, il faut redescendre sans pression et pour le plaisir le col libéré de voitures jusque Briançon. C’est l’heure de se retrouver entre passionnés, de se restaurer dans l’herbe et de vibrer encore,  devant les écrans qui diffusent les exploits des coureurs de la grande Boucle qui se débattent en Auvergne!…

 

François

 

Photos Patrick François

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