Lors de son Conseil Fédéral des 23 et 24 janvier derniers, la Fédération Française de Cyclisme a approuvé l’ouverture de ses activités de loisirs au Vélo à Assistance Electrique (VAE).

 

Les organisateurs de randonnées et d’activités de loisirs peuvent officiellement accueillir des Vélos à Assistance Électrique à l’occasion de leurs manifestations.

 

Cette ouverture ne concerne que les activités de loisir ; les épreuves compétitives et les cyclo sportives ne sont donc pas concernées.

 

La Fédération Française de Cyclisme va prochainement définir les conditions plus précises d’accueil et d’organisation de cette activité sous son égide. Un plan d’accompagnement et de développement sera progressivement élaboré et mis en place.

 

La Fédération Française de Cyclisme rappelle que le Vélo à Assistance Électrique est considéré comme un vélo si les trois conditions suivantes sont respectées :

 

– La mise en route du moteur est conditionnée uniquement par le pédalage et doit se couper dès l’arrêt du pédalage (c’est donc une « assistance » au pédalage) ;
– L’assistance doit se couper à 25 km/h, le vélo pouvant rouler plus vite sans assistance ;
– La puissance nominale du moteur doit être de 250 watts maximum.

 

Les Vélos à Assistance Électrique homologués comme vélos peuvent donc circuler sur les voies cyclables, ne sont pas immatriculés et le cycliste n’est pas soumis à une obligation d’assurance au même titre que les véhicules terrestres à moteur.

Si l’une des trois conditions n’est pas respectée, le vélo électrique devient alors un cyclomoteur soumis aux règles du Code de la route: immatriculation du véhicule, assurance et port du casque obligatoires, utilisation non autorisée sur les voies cyclables.

 

L’intégration de cette pratique du cyclisme au sein de la Fédération Française de Cyclisme est en adéquation avec son projet 2014-2017 qui prévoit de « développer les pratiques sous toutes leurs formes et pour tous les publics » et ainsi garantir une diversité dans les pratiques du cyclisme en France.

 

Elle permettra par ailleurs à la Fédération de conforter sa place d’acteur fort sur les activités de loisirs, de diversifier son offre et d’attirer de nouveaux publics.

 

Les enjeux de développement sont nombreux, notamment en matière de santé, de cyclisme féminin, de pratique familiale, de développement durable, de sécurité et d’aménagement des territoires.

Enfin, cette intégration conforte la Fédération Française de Cyclisme dans sa mission de service public au bénéfice de l’intérêt général.