Président de la Fédération Française de Cyclisme, David Lappartient a tenu une conférence de presse lors des Championnats de France, au Futuroscope. Il a tenu à faire le point sur plusieurs sujets. Revue de détail

 

D’excellents résultats sportifs
« Je tiens à saluer les bons résultats des équipes de France sur route hommes et dames, en VTT avec Julien Absalon, Pauline Ferrand Prevot qui brille dans cette discipline comme sur la route. J’ai également une pensée pour Julie Bresset, car notre rôle c’est aussi d’accompagner nos athlètes quand ça va moins bien pour eux. Les juniors et les Espoirs sont en tête de la Coupe des Nations UCI. Nous avons des jeunes qui ont beaucoup de talents, et qui dominent le cyclisme mondial.

François Pervis a réalisé un beau triplé à Cali sur les épreuves de sprint, en réunifiant les trois titres en individuel. Il avait auparavant pulvérisé les records sur deux cents mètres lancés et sur le kilomètre. Thomas Boudat a gagné l’or sur l’omnium Il y a une concurrence entre nos athlètes et un respect entre eux. Aujourd’hui, ils s’entraînent ensemble. Il y a eu des changements (NDLR : Vincent Jacquet a indiqué que Franck Durivaux a pris la direction du groupe sprint élites, qu’un entraîneur fond sera nommé en septembre, et Julien Sastre à titre provisoire remplace Fabrice Vettoretti au BMX). On travaille avec Vincent Jacquet pour fixer de nouvelles missions à Justin Grace, car c’est un homme bien. On va donc redéployer ses missions au sein de la FFC.»

 

Le mondial piste en 2015
« La volonté de la FFC est d’accueillir des événements internationaux, mais tout le monde sait aussi que le pays est en crise, alors il faut trouver les financements. Un mondial piste, c’est un budget de 2 millions 5. C’est considérable, il faut donc trouver le financement. Ils proviennent en majorité du secteur public. La communauté d’agglomération de Saint Quentin en Yvelines a donné son accord, et la région Ile de France s’alignera à hauteur du financement qu’accordera l’État. L’État a donné son accord, mais on attend à quel niveau. On besoin, si je peux, dire d’une réponse tout affaire cessante. Il existe un accord de principe, mais avec un montant ce serait encore mieux ! Il y a des candidats en face de nous, on met tout en œuvre pour y arriver car nos athlètes mériteraient de connaître un tel événement à domicile. Le cyclisme sur piste étant un des « symboles » des épreuves Olympiques, à mes yeux. L’UCI se réunit lundi, il faut faire vite. LA FFC a 100.00 euros de fonds propres, et je ne veux pas la mettre en péril. »

 

Équipe fédérale
« Le projet est confirmé. On a un contrat avec Sportive jusqu’à la fin du mois décembre 2014. On recherche toujours le même budget. L’activité économique est difficile en France, je le répète. On a des pistes à l’étranger. Le projet intéresse. Si il reste en état on aura tord, si il part on aura raison. Le but reste de partir en 2016. Je suis inquiet de voir l’état social de pistards, de nos sprinters surtout, certains qui vivent avec seulement le RSA. Ils ne savent comment boucler leurs fins de mois. On travaille sur ce dossier, il n’avance pas comme on le voudrait, mais on reste optimiste. Un tel projet permettrait à faire monter aussi nos équipes de France de VTT, piste, BMX au plus haut-niveau. »

 

Frais de police et de gendarmerie
« Notre sport coûte rien aux collectivités pour les pouvoirs publics dans la mesure où il se déroule sur la voie publique. Il y a eu un décret de signé pour le coût des forces de l’ordre et de la gendarmerie sur nos courses cyclistes il y a quatre ans et qui arrivait à expiration dans quelques jours. On travaille sur ce dossier avec Marc Madiot, le président de la Ligue Professionnelle. Il a été prolongé de six mois. On est unis avec la ligue pour que les nuages s’éloignent. On a eu une réunion au ministère de l’intérieur, on sent que nos interlocuteurs nous écoutent. Christophe Lavergne, notre responsable juridique, et Arnaud Platel, le directeur de la ligue, travaillent sur ce dossier. Il faudra trouver un accord acceptable pour les deux parties, les forces de l’ordre et les organisateurs de nos courses. On a bon espoir d’aboutir dans les six mois à venir. La deuxième inquiétude c’est aussi la réforme territoriale car nos clubs de DN1 sont financés par les conseils généraux, cela pose aussi question pour les organisations de course. Les conseils généraux sont aussi les principaux bailleurs de fonds des championnats de France. C’est un sujet d’inquiétude, à voir, étudier pour transformer aussi à ce niveau la fédération, pourquoi pas. »

 

La collaboration avec Vincent Jacquet
« Je m’en réjouis de la collaboration avec Vincent Jacquet. Il connaît ses dossiers, sait appréhender le haut niveau, fédérer, manager une équipe. Il y a eu des changements à la DTN, une expertise existe avec Emmanuel Brunet, manager général des Équipes de France, dont le poste est dédié à la performance. J’ai une confiance totale en Vincent Jacquet qui met en place autour de nos athlètes des moyens pour performer. Son action est au service des athlètes de notre fédération. C’est vrai que parfois les coureurs ronchonnent un peu, mais ils sont globalement satisfaits des efforts que l’on fait pour eux. On parle souvent des trains qui arrivent en retard, mais pas souvent de ceux qui sont à l’heure. »

 

Personnel fédéral
« On ne peut pas empêcher la liberté de la presse, chacun joue son rôle. J’accepte le système démocratique, maintenant les chiffres qui ont été annoncés (NDLR : dans le journal L’Équipe, daté du 27 juin) ne sont pas bons. On a eu 13 départs à la FFC et non 26, et il y a deux contentieux sociaux actuellement. Les chiffres publiés sont donc erronés. Il ne faut pas exagérer, ce n’est pas la réalité. Je ne suis pas quelqu’un qui a l’habitude de pratiquer la langue de bois. Il faut renforcer le dialogue social à la FFC, avec les collaborateurs de la Fédération Française de Cyclisme. Nous avons des collaborateurs de grande valeur au sein de notre entreprise. Il faut que les choses s’apaisent. On doit être tous ensembles pour servir nos licenciés, nos clubs, chacun dans son rôle, sa fonction. »

 

Le médecin fédéral
« Armand Mégret est le médecin fédéral et il garde toutes ses prérogatives. Elles restent les mêmes. Il y a eu des éléments de tension, des problèmes internes à la FFC, mais il y a la volonté de les aplanir. J’ai toujours reconnu les compétences de travail de Armand Mégret. Il a toute ma confiance en qualité de médecin fédéral, et a aussi le soutien de la Fédération. »

 

Rédaction

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