Coéquipier de Greg Lemond quand ce dernier a remporté le Tour de France en 1989 sous le maillot ADR, le néerlandais Johan Lammerts DTN de la fédération Hollandaise de Cyclisme a exposé le mode de fonctionnement du cyclisme féminin dans son pays. Explications.

 

Comment est découpé les équipes nationales femmes

« Il y a un groupe juniors, espoirs et élite de dix à douze filles, avec au sein de ces groupes et notamment élite une leader, des filles protégées, des équipières et une capitaine de route qui fait la tactique et organise l’équipe. »

 

Nombre de filles professionnelles aux Pays-Bas

«13 filles vivent de leur métier de coureur cycliste professionnelle aux Pays-Bas, a déclaré dans le cadre des États-Généraux du Cyclisme, à Mennecy, Johan Lammerts. Les autres ont un statut amateurs. Il y a environ 150 filles de bon niveau en Hollande, et dans le top 10 UCI on retrouve cinq filles de notre nation et trois équipes de notre pays dans le top 4 des teams ».

 

Comment cela fonctionne

« Il n’y a pas de système de formation chez nous, poursuit-il. Chez les jeunes le cyclisme doit rester un jeu. Elles doivent avoir cet état d’esprit jusqu’à leurs seize ans. Il n’y a pas de sélection avant cet âge. Les filles dès dix-huit courent avec les juniors garçons, les élite avec leurs clubs. Mais dès 11 onze les filles sont mélangées aux garçons. Ce qui permet aux hommes comme aux filles de développer en même temps de bonnes gestuelles techniques. C’est quelque chose de très important. Les cadettes courent aussi avec les juniors »

 

Multidisciplinaire

« On travaille sur toutes les disciplines, notait encore Johan, BMX, BMX street park, route, VTT, cyclo-cross, paracyclisme et scolaire aussi. Les enfants dans les écoles peuvent pratiquer du cyclisme que ce soit sur la route, en VTT, BMX ou autre. »

 

Les entraînements

« Ils ont évolué pour moi en l’espace de treize ans, avant on allait rouler par groupes. Mais j’ai cassé ces groupes et composée des entraînements un peu plus individualisés déjà. Les filles aujourd’hui quand nous sommes regroupés en stage roulent à trois ou quatre ensembles, ainsi chacun passe et fait des efforts. Elles ne peuvent rester dans les roues. Cela leur permet de davantage gagner aussi en résistance. A partir de 15 ans aussi les filles sont des clubs qui leurs permettent de participer aux courses classiques ».

 

 

Hervé Bombrun