L’ensemble des congressistes 2019 de la FFC, réunis à Roubaix, le week-end dernier.
Photo FFC-Patrick Pichon

Réunie le week-end dernier sous la présidence de Michel CALLOT, dans le vélodrome Jean STABLINSKI de Roubaix, en présence de MM. Jean PITALLIER, Président d’honneur de la FFC, Guillaume DELBAR, Maire de Roubaix et Vice-président de la Région des Hauts de France,l’Assemblée générale de la Fédération Française de Cyclisme a rassemblé 220 congressistes, dont 125 délégués élus (porteurs d’un total de 931 voix), représentatifs des associations des comités régionaux et départementaux de France métropolitaine et d’outre-mer.

 

Les différents intervenants ont dressé un bilan moral, financier et sportif de l’institution. Le Secrétaire Général a notamment souligné la légère baisse des effectifs : 115.918 licenciés et une diminution de 1,03 % par rapport à 2017. Le rapport moral présenté par Yannick POUEY a été adopté à l’unanimité.

 

Le Trésorier général a mis l’accent sur les aspects conjoncturels qui ont pénalisé la bonne gestion des finances fédérales au cours de l’exercice écoulé. Gilles DA COSTA a successivement présenté le rapport financier sur l’exercice antérieur et le budget prévisionnel pour l’exercice 2019. L’exercice clos au 31 octobre 2018 présente un résultat positif de 468.115 €. Après certification par M. Christian ANTOUNE, commissaire aux comptes, que les chiffres présentés traduisaient fidèlement la situation financière et les comptes annuels de la FFC, le rapport financier et ces comptesont été adoptés à l’unanimité.

 

Le projet de budget pour l’exercice 2018-2019, présenté par Gilles DA COSTA, avec un compte de charges à hauteur de 17.702.169 € et de produits à hauteur de 18.113.231 €, dégageant un résultat bénéficiaire de 411.063 €, a été adopté à la majorité.

 

Après avoir souligné le rôle de contrôle, de propositions, et pour certains sujets d’arbitrage du Conseil fédéral, Didier MARCHAND, Président de cet organe a notamment souligné : « En ce qui concerne le modèle économique à mettre en place pour notre avenir, le désengagement du CNDS doit être pris comme une alerte grave et nous ne devons pas rester à attendre le prochain coup de massue pour réagir. Nous avons des possibilités et surtout des exemples internes dans notre Fédération. Là aussi, soyons force de propositions et surtout préparons-nous à faire bouger les lignes. »

 

Marc MADIOT, Président de la LNC, a insisté sur son plaisir de retrouver la famille du cyclisme français dans un climat harmonieux et favorable au développement d’actions fructueuses pour les deux entités. Avec sa verve légendaire, il a rappelé que la place de bastion du cyclisme mondial occupée par la France puise cette force dans les racines ancrées au plus profond du patrimoine et de la culture cycliste tricolores. Il a souligné le dynamisme du secteur professionnel, caractérisé par une période de plein emploi (10 équipes en 2019), de création de nouvelles épreuves, d’un nombre conséquent de victoires françaises (106 en 2018). Il a aussi affirmé sa volonté de toujours aller de l’avant, notamment en développant les synergies entre le secteur professionnel et la Direction technique nationale.

 

Eric MEINADIER, médecin coordonnateur responsable de la surveillance médicale réglementaire et de la médecine d’aptitude, a rappelé que 997 cyclistes (223 professionnels et 774 amateurs) ont bénéficié de la surveillance médicale réglementaire en 2018. Il s’est également réjouit de l’interdiction prochaine du « tramadol » en compétition.

 

Christophe MANIN a affirmé qu’en 2018, la Direction technique nationale a évolué à pleine vitesse. Il a ensuite évoqué un palmarès riche de 58 podiums internationaux, dont 3 titres mondiaux. Le Directeur technique national a aussi dressé un panorama des actions fédérales de formation, d’accompagnement et de structuration mises en place, notamment en direction des territoires. Il a surtout insisté sur la volonté d’élever le niveau de performance de l’équipe de France lors des prochains Jeux Olympiques et championnats du monde.

 

A la moitié de son mandat, Michel CALLOT a souhaité tirer les enseignements de ce qui a été mis en œuvre pour mieux construire la suite et faire se projeter dans les meilleures conditions la FFC vers 2020 mais aussi, d’ors et déjà, vers 2024.

En tenant compte des enjeux et perspectives pour la FFC dans le contexte mouvant de la construction de la nouvelle gouvernance du sport français, les propos de son intervention de clôture ont clairement projeté les orientations fédérales dans la décennie à venir : « J’ai la conviction que nous rentrons dans un période charnière pour des Fédérations de taille intermédiaire comme la nôtre. Nous ferons les comptes en 2024, mais je peux vous assurer que l’on distinguera alors nettement les Fédérations qui auront su profiter de cette période pour moderniser leur approche, leur rapport avec la pratique et les autres qui à coup sûr souffriront terriblement. C’est parce que nous avons l’ambition d’être dans le premier groupe, et nous ne sommes ni les seuls, ni les plus avancés, que nous devons nous mobiliser pour transformer notre approche du sport cycliste et de la structuration de notre Fédération. Nous avons la chance de bénéficier de deux atouts majeurs dans notre jeu : D’abord Paris 2024, qui nous sert un peu plus que d’autres car le cyclisme reste un sport porteur d’un fort potentiel de médailles et parce que nous aurons l’avantage énorme de voir certaines compétitions olympiques se disputer chez nous dans notre vélodrome olympique ou à proximité immédiate. Ensuite le vélo, qui redevient non seulement à la mode mais surtout un tel enjeu de société, que la mise en œuvre d’un « Plan Vélo » a été décidée par le premier ministre lui-même, y associant évidemment une logique interministérielle. »

Michel CALLOT a aussi insisté sur sa forte volonté de démontrer la capacité de la FFC à être opérateur technique de l’organisation des Jeux Olympiques d’été de Paris 2024 pour les épreuves cyclistes. Celle-ci s’appuie sur la possibilité d’accueillir régulièrement et dans toutes les disciplines du cyclisme des événements internationaux et notamment des championnats mondiaux. Ainsi donc, la FFC sera co-organisatrice des championnats du monde de VTT 2022 et s’apprête à défendre plusieurs autres candidatures : championnats du monde de BMX et de cyclisme sur piste pour 2022, championnats du monde de cyclo-cross pour 2024.

Parmi les autres projets évoqués par le Président de la FFC, figurent en bonne place son action de lobbying pour réunir les deux fédérations sportives délégataires oeuvrant dans le domaine du cyclisme. D’autres actions continueront de mobiliser quelques énergies et une vigilance constante : la sécurité des épreuves, la prévalence du pouvoir délégataire de la FFC dans le domaine du développement du VTT à assistance électrique, le « sport santé », la mise en place du pan vélo.

Avec 789 voix pour,  Marie-Laure BRUNAUD a été élu au sein du collège BMX du Conseil fédéral.

La médaille d’or de la FFC, plus haute distinction fédérale, a été remise à des dirigeants particulièrement méritants : Michel BLAYA,Marie-Antoinette CANU, Odette MALGOUZOU, Didier MARCHAND, François MIGRAINE.

Le « Madinina Bikers » (Martinique), premier club de France en nombre de licenciés (294) a été récompensé pour son dynamisme.

Quentin BERTON est le lauréat de la dixième édition du Trophée Julien DITLECADET.

 

 

 

France Cyclisme