Directeur Technique National – Christophe Manin

Directeur Technique National – Christophe Manin

Nouvellement nommé Directeur Technique National en remplacement de Vincent Jacquet, Christophe Manin a été interrogé sur de nombreux sujets, dont celui de la piste en France, notamment le secteur du sprint. « Il y a un point similaire entre la piste et la route, indique en préambule Michel Callot, président de la FFC, c’est la méthodologie de raisonnement. On arrivera à performer et préparer les jeunes pousses que nous avons au sein de l’équipe de France sprint, et surtout les faire monter en puissance, si on rétablit au niveau de notre collectif olympique la même rigueur, la même approche psychologique, le même suivi en termes de management que ce que nous avons expliqué avec les coureurs professionnels. La seule différence c’est qu’il n’y a pas d’intermédiaires dans le cas présent puisque nos athlètes sont en demeure chez nous au sein de la Fédération, donc nous avons la main en direct. Nous devons en revanche nous structurer afin d’adopter la même philosophie ».

 

La piste, le sprint

« En ce qui concerne la piste, nous avons effectivement une problématique de réorganisation de nos cadres. Mon travail en qualité de DTN est effectivement de manager les 45 cadres que nous met à disposition le ministère. Une de mes premières actions sera de les rencontrer tous, puis ensuite d’effectuer un audit de nos forces en présence. Nous avons de grandes compétences à l’intérieur de la Fédération pour le moment, d’autres grandes compétences sont peut-être à aller chercher à l’extérieur de notre instance. Je vais me laisser le temps de faire cet audit, et ensuite je vais construire une stratégie la plus construite possible. Mais je suis bien conscient que la piste est sans doute un secteur à réorganiser, et par rapport aux coureurs on souhaite remettre en place un certain mode de fonctionnement, les valeurs ».

 

Tokyo, objectif que l’on ne peut négliger

 

« On ne fera pas d’impasse sur Tokyo, même si le temps passe vite. Il nous reste quand même encore trois ans devant nous. On vient de presque boucler une année post-Olympique, Tokyo est un objectif du ministère. Des médailles sont à aller chercher dans de nombreuses disciplines, route, VTT, BMX, BMX Free Style Park.  Sur la piste aussi, c’est une discipline qui offre la possibilité d’aller chercher un grand nombre de médailles car les disciplines sont nombreuses. Tokyo est un objectif évidemment, mais par ailleurs, je mesure aussi la chance que j’ai d’avoir été nommé DTN quelques mois avant le vote du CIO, à Lima, pour la désignation des JO 2024, lesquels  pourraient avoir lieu à Paris. Si tel était le cas, j’espère que le ministère nous donnera les moyens, que nos coureurs auront une ambition décuplée. 2024 c’est le phare de nos objectifs, mais avant nous avons nous avons Tokyo, qui sera un objectif intermédiaire que nous ne pouvons pas négliger ».

 

Le travail de formation

« La formation, c’est aussi un pan de mon travail. La formation des coureurs au sein de nos clubs, de nos équipes de France. Je ne peux promettre des champions pour demain notamment sur le contre-la-montre, mais peut-être après demain. Il y a un plan de détection de jeunes coureurs à remettre en place. Je veux faire de la détection pour trouver ces coureurs qui ont les watts pour le contre-la-montre, les former et les accompagner vers le plus haut-niveau ».

 

Hervé Bombrun

Photo FFC Patrick Pichon