Sandy Dujardin, 6e à Pontchâteau, a longtemps joué le top 5
Photo: FFC-Patrick Pichon

Sandy Dujardin a mis du temps à récupérer après sa course. Le coureur de l’équipe de France s’est tenu longtemps assis, collé aux barrières qui jouxtaient le parcours de Coët Roz. Le besoin de reprendre ses esprits était réel tant physiquement que d’un point de vue mental. Tout le temps tout seul, le sociétaire de l’EC Saint Etienne Loire, a fait la course pour la cinquième place longtemps, avant de se faire reprendre par le champion du Monde, le Belge Elite Isebryt, victime d’une crevaison en début de course, alors qu’il se trouvait en tête en compagnie de Thomas Pidcock et Antoine Benoit« C’est quand même pas mal, 6e d’une manche de Coupe du Monde, ici, à Ponthchâteau, mais je suis tout de même déçu ». « J’ai toujours été seul dans la course, pestait Sandy Dujardin, et j’ai fait les efforts seul. Si j’avais pu accrocher le Tchèque et l’Italien qui étaient devant moi, cela aurait impeccable, car j’aurais pu prendre des relais en leur compagnie, et arriver au final pour la troisième place. » 

Le point positif pour Sandy, c’est que « seul, (il) réalisait les mêmes temps que (ses adversaires) au tour, ce qui est tout de même pas mal compte tenu de ma situation en course. Mais je ne suis pas parvenu à les rattraper car ils ne se sont jamais relevés, et c’est dur ». 

Rattrapé en plus par Iserbyt dans le final, il a du céder au Belge la cinquième place. « Je l’ai vu dans le dernier tour lors du passage des planches, et là je me suis dit, qu’il allait ramener tout le monde. C’est la raison pour laquelle j’ai tout donné lors du dernier tour, d’ailleurs je ne pensais pas qu’il allait me rattraper aussi vite, et il m’a lâché dans la dernière bosse. Mais à ce moment-là j’étais KO. On va dire que 6e c’est plutôt pas mal. »