Et non Francis Mourey n’a pas accroché une vingtième-septième victoire à son palmarès sur le « challenge » La France Cycliste de cyclo-cross !

 

Il a au contraire ouvert son palmarès de la Coupe de France du même nom, et connaissant le « bonhomme » c’est pour lui le début d’une nouvelle série. Ce qu’il confirmait à mot couvert dans son fief de Besançon. « J’ai pris le départ comme si je n’avais jamais gagné », et sa victoire a été construite de manière crescendo. « J’ai laissé faire les jeunes, et puis ensuite j’ai fait toute la course à mon rythme sachant que celui que je me suis imposé, je pouvais le tenir durant soixante minutes. On en tout cas un très beau groupe France, de très bon niveau et c’est bien pour la discipline. Il va y avoir de très belle course à venir, et un très beau championnat de France s’annonce. »

 

Un maillot tricolore qui est la priorité du coureur de la FDJ.fr; « J’aime beaucoup ces couleurs, les porter, mais je les échangerais bien un jour contre un maillot irisé, mais cela se mérite. Et je ne l’ai pas encore mérité, il faut croire. Je vais donc encore travailler dur cet hiver en espérant le décrocher à Tabor. »

 

Mais avant de penser à cette échéance le leader du cyclo-cross en France, prolongera dès la semaine prochaine dans le bain de la Coupe du Monde, du côté de Valkenburg, le 19 octobre. « Je vais sur les manches de Coupe du Monde avec l’objectif déclaré de faire un podium, après si la semaine prochaine pour le début de la saison, je suis dans le top 5, ce sera bien déclarait-il en Franche-Comté. Si je suis dixième, cela voudra dire qu’il y a encore un peu de travail pour arriver à mes objectifs. » Et avant de rejoindre son bus, il ajoutait.  » J’ai en tout cas apprécié de courir et gagner ici, c’est pour cela que j’ai applaudi le public à l’arrivée. Les gens viennent nous soutenir, nous encourager. Il faut les saluer de leur présence, car en plus aujourd’hui les conditions climatiques étaient difficiles. Il fallait venir avec le mauvais temps, mais le public estr connaisseur. Il sait que le parcours de Besançon est un beau tracé qui mériterait de recevoir un championnat de France. On l’a vu aujourd’hui encore l’organisation ici est parfaite. » Et le chef d’orchestre qui a joué la partition sur le terrain a été de la même veine.

 

Hervé Bombrun