Clément Venturini a essayé, et c’est bien, c’est en effet lui qui a impulsé le rythme au départ de cette première manche de la « Coupe de France » de cyclo-cross « La France Cycliste », à Besançon afin de tenter de faire vaciller la « statue » Mourey, se disant sans doute que qui ne tente rien n’a rien !

 

Il a donc tenté… mais la malchance s’est immiscé dans le jeu et lui a joué des tours.

 

« Je crève, et je chute deux fois, dit-il à ffc.fr. C’est mon premier podium élites, et je ne suis pas « content » de ma performance, même si je termine troisième. J’ai crevé lorsque Francis me rejoint, et une fois qu’il m’a repris, j’ai pris un coup au moral. je n’étais plus dedans à ce moment-là, mais bon j’ai tout donné. Jamais je n’ai fini un cross avec des crampes, ce qui a été le cas aujourd’hui. Je suis allé au bout, j’ai tout donné.

On arrive au sprint la semaine dernière avec Francis en Suisse, et beaucoup de personnes pensaient que j’allais le battre ici. J’ai calmé énormément de monde en disant que c’était quand même l’un des meilleurs coureurs au monde, et que moi je n’ai que 21 ans ! Mais je sens que cela progresse, en effet là depuis le début de saison on a couru sur sol sec, et ici c’était vraiment gras. J’ai pu tenir un moment Francis alors que les autres années une telle nature de terrain ce n’était pas mon fort. C’est donc qu’il y a du mieux. »

Venturini qui s’est invité au bal des « grands » est venu se glisser derrière le champion de France, et son dauphin Fabien Canal de l’Armée de Terre.

 

« J’ai pris un bon départ, explique ce dernier, car je voulais éviter les chutes, les risques de « bouchons » aussi. J’ai accusé le coup au terme de quatre-cinq tours, et dans le final, je ne sais pas, Clément a peut-être coincé, alors que moi je me suis refait une « santé ». Une fois que j’étais en deuxième position, je ne voulais plus là lâcher. Maintenant place aux Coupes du Monde. J’aimerais comme l’an passé me classer aux alentours de la 15 et 20ème place, ce serait pas mal. Une belle confirmation. J’attends aussi de savoir comme beaucoup de coureurs si l’équipe de l’Armée de Terre va passer en continentale, voir ce que l’on peut faire. »

 

Hervé Bombrun