Crânement, Juliette Labous, championne de France cadettes cet été sur la route, à Saint-Omer, a tenté sa chance.

 

La championne de France de cyclo-cross, dans la même catégorie, Maëlle Grossetête a en effet fait de même. Passées juniors cet hiver en cyclo-cross, les deux jeunes filles de Franche-Comté et du Rhône-Alpes incarnent l’avenir du cyclo-cross chez les dames…et non pas tergiversé face aux élites, ni même thésorisé. Cette politique n’est pas celle des jeunes qui jouent la carte de l’offensive, ce que fit Juliette et Maëlle.

 

« J’ai le maillot de leader de la Coupe de France de cyclo-cross « La France Cycliste » juniors, et je vais essayer de le conserver à l’issue des deux prochaines manches de Sisteron etr Lanarvilly, dit-elle.

 

Le championnat de France est aussi l’objectif de l’année, maintenant pourquoi pas gagner dans les Hautes-Alpes ou en Bretagne, car j’ai vu ici que c’était possible. Mais on verra bien sur les deux prochaines épreuves. Et si d’aventure, je dispute les championnats d’Europe U20 à Lorches, le 8 novembre, ce serait bien d’accrocher un podium, mais je ne connais pas la valeur des autres filles sur le plan continental. » Normal vu son âge, la jeunesse est en tout cas conquérante, c’est ce qu’a du se dire Lucie Chainel qui toutefois a géré parfaitement sa course.

 

« J’ai fait pas mal de courses à pied cette année, dit-elle, et la reprise de la saison de cyclo-cross a été difficile. Les sensations reviennent petit à petit. J’avais mal aux jambes ici, car j’ai fait une grosse semaine à l’entraînement avant cette compétition. J’ai connu deux tours difficiles, et cela m’a mis un cou au moral. Mais sur la fin je suis revenue sur Marlène, je n’avais plus qu’une poignée de secondes de retard. J’y ai cru jusqu’au bout, car on ne sait jamais. Il faut de toute manière toujours y croire. Cette course achevait en prime cette grosse semaine d’entraînement, et je voulais me faire très mal aux jambes. C’est chose faite. J’ai su remettre en route tout au long de la course, c’est encourageant. A suivre, donc… »

 

Hervé Bombrun