Coxyde, terre des Flandres, nichée au bord de la mer du Nord, va accueillir ce week-end la deuxième manche de Coupe du Monde de cyclo-cross, de la saison 2014-2015 pour les élites hommes et dames.

 

Francis Mourey, comme à l’accoutumée sera le chef de « file » de la délégation tricolore. « Ça va, je me sens bien, déclarait-il hier alors qu’il était en stage avec son équipe, en région parisienne, laquelle s’appellera de nouveau la FDJ en 2015. J’ai bien travaillé ces quinze derniers jours, je suis allé faire un stage personnel de quinze jours en Espagne. J’en ai profité pour effectuer pas mal de foncier. Les sensations sont bonnes. J’ai effectué ce bloc de travail au soleil en Espagne, afin de pouvoir réaliser au cours des prochaines semaines de nouvelles grosses charges de travail. »
Car Mourey est un bosseur, toujours. Plus que jamais. Ce coureur, comme tant d’autre, connaît la valeur du travail.

 

« A Coxyde, dit-il, encore j’espère comme ces deux dernières années monter sur le podium. C’est mon but. Cela fait deux ans que je réalise un tel exploit, je me rends là-bas pour ça. Si je réalise cette performance c’est ce que je suis dans les temps de ce que je me suis fixé, sinon, si je gravite aux alentours de la dixième place, cela voudra dire que je dois encore travailler. » C’est pas plus compliqué que cela, en fait, le cyclo-cross pour Francis Mourey !

 

Une chose est certaine sa défaite le week-end dernier à Sisteron, lors de la deuxième manche de la Coupe de France « La France Cycliste » de cyclo-cross ne l’a pas ébranlé.

 

« Je n’en veux à personne surtout pas à Clément Venturini, dit le champion de France Élites en titre. Toutes les avanies mécaniques qui me sont arrivées ce sont les aléas de la course. C’est comme cela le vélo. Même avec une bonne avance dans le dernier tour, en cyclo-cross, on n’est jamais sur de gagner. On aura d’autres occasions de livrer bataille avec Clément. Je sais que c’est un adversaire coriace, qui appartient à la nouvelle génération montante du cyclo-cross en France. Il fait partie de ce groupe qui monte, et contre qui je vais devoir me battre de plus en plus pour garder ma place, afin de rester au top en cyclo-cross. Mais c’est bien cette forme d’émulation aussi.

 

A Sisteron, je n’ai vraiment pas eu de chance, puisque je déjante. J’avais de l’avance alors. Je remets mon boyau sur ma roue arrière, et après je reviens sur Clément, et le dépasse. Et dans les 500 derniers mètres, je casse mon dérailleur. Je termine à pied, en fait pour gagner, il m’a manqué quoi, un mètre pas plus. Mais c’est ainsi, cela fait partie des règles du jeu. Je le répète c’est la course, tout simplement… »

 

Hervé Bombrun