Brice Dujardin au passage des planches juste avant son attaque gagnante à Pierric
Photo Patrick Pichon-FFC

Physiquement, Brice Dujardin du comité de Nouvelle-Aquitaine n’est pas le coureur le plus puissant des juniors, mais à Pierric, ce vététise a su attaquer juste, au bon moment, lors du dernier passage dans le devers proposé par les organisateurs de cette deuxième manche de la Coupe de France de cyclo-cross 2018. C’est là qu’il a mis son coup de force victorieux, ses adversaires ont passé à pied ce secteur technique, lui est resté sur son vélo. L’attaque a été imparable. « Il s’agit de ma première victoire, elle fait du bien car cette année j’ai connu un souci de santé qui m’a contraint à stopper la compétition. Ce succès me fait un grand bien sur le plan moral. J’ai arrêté presque trois mois le vélo. J’ai repris vraiment sérieusement le vélo fin août, quand les médecins m’ont dit que je pouvais reprendre, je me suis mis de suite au travail sérieusement afin de réaliser les objectifs que je m’étais fixé : gagner, performance que je suis parvenu à réaliser sur cette deuxième manche de la Coupe de France juniors de Pierric ».

Un succès qu’il ne pensait pas obtenir si rapidement. « Cela fait vraiment du bien, martelait, Brice qui n’a aucun lien de parenté avec Sandy Dujardin, du comité régional Auvergne Rhône-Alpes. Je préfère les terrains gras que plutôt que ceux qui sont secs, et du fait que je pratique le VTT j’ai beaucoup moins de force sur les parties plates que mes concurrents qui pratiquent la route. Saint-Pardoux je l’ai cash du fait que cela roulait très vite, je n’ai rien pu faire et je l’ai payé cash. Je n’attendais qu’une chose que les parcours se dégradent du fait de la boue et qu’ils deviennent plus gras. J’avais fait de belles performances dans de telles conditions avant de venir ici sur la Coupe d’Espagne de cyclo-cross, et je voulais voir ce que cela allait donner en Coupe de France ». Brice l’a vu, ses adversaires également. « Je suis passé en tête après le passage des planches, j’ai ensuite laissé passer Théo sur la grande ligne droite, et je savais que j’étais le seul à passer tout le devers en vélo, et que sur ce secteur à chaque fois je prenais du temps par rapport à mes adversaires. Je suis rentré en troisième position, et j’ai attendu qu’ils glissent un peu avant d’accélérer. Je savais que c’était le seul endroit qui pouvait me permettre de faire la différence ». Bien vu !

 

 

Hervé Bombrun