Cyclo-cross – Championnats du Monde – Valkenburg – Élite femmes – Pauline Ferrand-Prévot

Cyclo-cross – Championnats du Monde – Valkenburg – Élite femmes – Pauline Ferrand-Prévot

L’impact avait été fort. Très fort Sourd et sournois. Mais Pauline s’était relevé, même si tout de suite après elle avait filé à l’hôpital pour passer des radios de contrôle, lesquelles n’avaient révélé aucune fracture, surtout au niveau des côtes, partie du corps qui avait touché avec fracas le sol en devers d’Hooghereide, à l’occasion de la finale de la manche finale de Coupe du Monde. Un tel choc à une semaine d’une grande échéance, et surtout un Championnat du Monde, n’est jamais une bonne nouvelle.

 

Mais comme tout athlète qui se respecte « PFP » qui a connu un hiver de rédemption a voulu s’accrocher à ses rêves. Alors elle a fait comme si, même si sur les réseaux sociaux son absence de communication ne laissait pas forcément présager quelque chose de bon. La réalité du terrain de Valkenburg a rappelé que la jeune fille est un être humain comme tous les autres. Que sous sa carapace de Championne, il y a une femme qui vit, souffre quand elle est blessée comme tout un chacun. « Toute la semaine j’ai vraiment eu mal au niveau des côtes, indiquait après coup, Pauline, et hier, la veille des Championnats du Monde, je n’ai fait quinze minutes de vélo et j’ai dû rentrer car je ne pouvais plus du tout bouger ».

 

Les derniers espoirs venaient sans doute de s’envoler, et les questions, le doute s’est encore un peu plus installé. Il faut juste qu’il se dissipe très vite, et qu’une belle performance sur route vienne dans quelques semaines effacer cet épisode du mondial 2018 de cyclo-cross. Que ses « traces » ne soient plus que souvenirs, afin que cette semaine d’avant mondial « qui a été compliquée », referme la parenthèse souffrance. « J’ai tenté, ajoute Pauline, la voix triste, le regard lourd, et voilà… Je n’ai pas eu de chance la semaine dernière à Hoogerheide. Je m’en sors mieux que Jolanda Neff mais je savais que cela allait-être compliqué. J’ai passé de « sales nuits » depuis dimanche dernier ». La saison cross pour cette année se referme sur ce chapitre, d’autres seront écrits sans doute dans le futur, et puis sous peu une nouvelle saison, sur route, cette fois va démarrer… et nul doute que là l’investissement hivernal va payer, et pourquoi pas dès les toutes premières classiques.

 

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon