Quelle hécatombe !

 

Transformé en lit de boue gluante, le parcours des Championnats du Monde 2017, au Luxembourgs, installés au cœur d’une ancienne usine de sidérurgie dont le « cœur » accueillait les stands des équipes, a été fatale a la plupart des coureurs, sauf un le champion du Monde sortant, Wout Van Aert, armé de pneus ou boyaux verts qui n’étaient pas sans rappeler le matériel qu’utilisait l’équipe de France voici quelques années, le Belge a mis la « pâtée » à tout le monde, oubliant le temps de cette épreuve ses soucis de santé, ce mal de genou tellement sourd qu’il a laissé planer le doute quant à sa participation à ce mondial, et l’avait contraint à tirer un trait sur la finale de la Coupe du Monde de Hooghereide, dont il est le vainqueur.

Coup de bluff ou réalité, seul l’intéressé le sait, mais qu’importe au final puisque la bataille livrée face à Mathieu Van Der Poël a été magnifique jusqu’à ce que ce dernier cède lui aussi… sur crevaison ! Triste fin de combat. « Le sol était liquide et on ne voyait pas les petites pierres qui dépassaient, on les apercevaient juste au dernier moment ce qui explique le grand nombre de crevaisons survenus, indiquait Matthieu Boulo. J’ai fait ma course, et quand j’ai vu tout le monde être arrêté par des soucis mécaniques, j’ai continué mon bonhomme de chemin », indiquait le Breton, classé 21e, deux rangs devant Alois Falenta, « heureux de ce premier mondial, j’ai appris beaucoup cette semaine, et je veux revenir encore plus fort », indiquait le 4e des derniers Championnats de France, sociétaire du Vélo Club Villefranche Beaujolais. Un triste week-end pour les élite hommes, et notamment le Champion de France, Clément Venturini dans le coup dans le début de course, à la bataille avec les meilleurs aux avant-postes », et qui lui aussi « a cédé sur crevaison, et après je les ai enchainés, disait-il, j’ai percé au moins cinq fois durant l’épreuve ».

 

Triste dimanche que l’on espérait d’une autre couleur, d’une toute autre saveur.

 

Hervé Bombrun