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Steeve Chainel
Crédit photo – FFC Patrick Pichon

Pour une première, il y a eu tous les ingrédients qui font le sel du cyclo-cross !

 

De la course et du suspense… et à la fin c’est le coureur du pays, Lars Van Der Haar qui s’est emparé du premier maillot de champion d’Europe élite de cyclo-cross dans le Brabant-Nord, à Huijbrengen.

 

Pris en tenaille par les Belges Van Aert et Pauwels, le coureur de Giant Alpecin a bien manœuvré. Il a laissé Van Aert prendre cinq secondes d’avance à deux tours de la fin, avant de le crucifier sur le final.

 

Du beau spectacle prouvant une fois encore la force des Pays-Bas, nation qui tend de plus en plus à prendre la place de numéro mondiale du cyclo-cross que détenait il n’y a pas si longtemps leur voisin Belge. Une victoire qui a en plus un goût fort pour Van Der Haar car cette première Européenne pour les élite hommes avait quasiment un goût de championnat du Monde, avec seulement deux grands absents, Sven Nys et le jeune champion du Monde, Matthieu Van Der Poël qui est lui en phase de reprise après sa chute et blessure au genou sur les routes du dernier Tour de l’Avenir.

Et la France dans ce concert de haute intensité continentale ? Les hommes de Eric Salvetat et François Trarieux n’ont pas démérité.

 

Clément Venturini a été à la bagarre avec les cadors en début de course, c’est même lui qui a fait le départ. « J’ai tapé le dos avec mon vélo, déclarait-il, et j’ai eu mal au dos. Je piétinais, et je me suis mis en surégime ensuite dans les parties pédestres ».

 

Une fin de course à oublier pour le coureur de Cofidis. « Moi, déclarait Steve Chainel du Team G4 by le cross, je suis bien parti, et après j’ai fait une faute qui m’a relégué à la trente-cinquième place. Je n’ai fait ensuite que remonter les autres concurrents, personne ne m’a doublé. Je pars loin aussi parce que j’ai un déficit de points UCI, mais 12è c’est encourageant. J’ai pas mal perdu de technique durant les années où j’ai un peu mis la discipline entre parenthèses. Je sens que je manque de technique. Le physique je l’ai en revanche. Cela fait trois semaines que je travaille en compagnie d’un nouvel entraîneur, et je fais de nouvelles choses. On ne va pas dire que je m’étais embourgeoisé à ce niveau-là, mais je faisais avant tout des entraînements plaisir. Là, je bosses mes points faibles. Je fais de la muscu par exemple. J’effectue des sacrifices car je veux redevenir un coureur de cyclo-cross, et retrouver une très bonne place au niveau international. La performance que je signe ici est pour moi encourageante pour la suite. J’ai fait ici honneur au maillot bleu-blanc-rouge ».

 

Hervé Bombrun