J-5 ! Les championnats de France de cyclo-cross 2015 arrivent à grand pas, en fin de semaine convergera vers Pont Chateau (Loire-Atlantique), une cohorte d’adeptes de la discipline qu’ils soient cadets, cadettes, juniors hommes et dames, Espoirs et élites dames et hommes. Jérôme Pineau (Iam Cycling) fera partie de ce peloton, lui le professionnel, qui se fondera dans la masse lors de cette épreuve. « Le cyclo-cross, explique-t-il à France-Cyclisme, est une discipline à part dans le cyclisme, car elle nous ramène à l’essence même de notre sport. Tout le monde est à égalité sur la ligne de départ, mis à part les grands spécialistes. Les amateurs peuvent battre des professionnels, tout le monde à sa chance. Et puis c’est une ambiance spéciale, à nulle autre pareille, une fête en quelque sorte. Le circuit de Coët Roëz c’est aussi la « Mecque » des parcours en France, et même pour des coureurs de mon niveau en cyclo-cross, on arrive quand même à prendre notre pied. C’est extra»

Proche de Bryan Coquard, l’enfant de « Pont Chateau » en quelque sorte, Jérôme Pineau, tient aussi à participer à ce championnat de France pour cela, mais pas seulement. « Pour saluer aussi le travail des organisateurs de cette belle épreuve, et notamment de Jean-Yves Plaisance, grand monsieur du cyclisme dans notre pays. Je n’ai jamais oublié ce que Jean-Yves avait fait pour moi durant mes années Espoirs. C’est ma façon à moi de le remercier. Je pense aussi que le fait que les pros de la région viennent aux championnats de France dimanche drainera encore plus de monde sur la course. C’est en tout cas pour cela que je m’y rends moi. »

C’est aussi une touche finale en quelque sorte à sa préparation de routier, avant la reprise des courses. « Je vais faire ma rentrée à la Ruta del Sol, explique encore Jérôme, puis j’enchaînerai avec le Het Niewsblad, les épreuves en Italie comme les Strade Bianche, Tirreno-Adriatico puis les classiques pavées : E3, Waregem, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. J’ai redécouvert ces épreuves l’an passé, et aujourd’hui que je suis plus sur ma fin de carrière, comme je n’ai plus trop d’objectifs personnels je préfère en avoir d’un point de vue collectif. Je me régale en plus sur ces courses, et pour rien au monde, je ne souhaiterais laisser ma place. Je prends un plaisir énorme à rouler en Flandres, courir sur ces épreuves de vrais vélos là encore, avec une ambiance extraordinaire. J’ai en plus l’an passé trouvé une bonne position sur le vélo, je ne manque pas de puissance en plus car avec le temps j’ai acquis plus d’endurance et de force. Je prépare avec ces épreuves avec envie et soin car ce sont des courses mythiques pour moi. » Comme peut l’être à ses yeux le cyclo-cross de Pont Château et son parcours de Coët Roëz…

 

 

 

 

 

 

 

 

Hervé Bombrun