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Francis Mourey
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

Image terrible ! Clément Venturini, un maillot Cofidis sur le dos recroquevillé sur un coin de trottoir, le Lyonnais était que sanglots.

 

Même ses proches n’avaient de prise sur lui, le rêve de toute sa saison venait de s’envoler.

 

La faute à un homme, Francis Mourey qui venait pour le compte de la nouvelle équipe Fortunéo-Vital Concept de remporter son neuvième titre de champion de France de cyclo-cross. Sur ses terres, sur ce parcours de Besançon qui est son terrain et qui s’est toujours dérobé à Venturini, cette année encore donc. Le coureur de Cofidis pourtant n’a rien à se reprocher, il a fait la course qu’il devait faire. A pris ses responsabilités, mais Mourey était le plus fort du jour.

 

C’est tout. Venturini est jeune et aura de nouveau sa chance, tandis que Mourey, sans lui faire injure, sait que les chances de faire fructifier son butin s’amenuisent, forcément. Mais le roi du cyclo-cross a retrouvé sa couronne, alors que le jeune prince de la discipline, lauréat de la Coupe de France et de trois manches qui la composent, doit encore attendre douze mois avant de revenir frapper à la porte.

 

« Ce titre est celui de l’expérience, indiquait Mourey. Je tiens à remercier Emmanuel Hubert qui m’a accueilli dans son équipe, fait confiance. C’est le plus cadeau que je pouvais lui offrir en retour. Je n’en veux pas à la FDJ car j’ai obtenu huit titres avec eux, ils ont fait le choix de ne pas continuer le cyclo-cross, et je le respecte. C’est comme cela. » Victime d’une crevaison en début de course et relégué au 1er passage à la diixième place, Mourey n’a fait que remonter au fil de tours. « Je n’ai jamais baissé les bras, déclare-t-il. Je savais que sur le parcours de Besançn le dernier quart d’heure était important ». Le fameux money-time comme disent les Britanniques…

Hervé Bombrun

 

 

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Podium
Crédit photo FFC – Patrick Pichon