VENTURINI4_1Clément Venturini a su manier la métaphore, et donner une façade fataliste pour marquer sa déception.

 

« Le ciel était gris aujourd’hui et à l’arrivée il était noir, mais il n’y a pas mort d’hommes. Il me reste maintenant trois courses. J’ai gagné sept cross internationaux cette année, les trois manches de la Coupe de France, le classement général, mais j’échangerai tout ces succès contre le titre de champion de France. Je le voulais tellement ce maillot, ce serait une telle fierté de le porter. Ce qui a payé aujourd’hui c’est l’expérience et la force que possède Francis du fait de ses nombreuses saisons passées sur la route. Tout le monde avant la course me parlait du déclin de Francis, mais moi, j’ai toujours temporisé. Je savais que rien n’était acquis d’avance, et cela s’est avéré exact puisque la course a été très dure. Bravo à Francis. Je fais une bonne saison, mais pas une super saison, cela aurait été le cas si j’avais obtenu le maillot tricolore. Cette course en tout cas va encore me permettre de grandir ». Un jour nul doute que cela sera le cas, Venturini a tous les atouts pour y parvenir. Sa progression au cours de cette saison le laisse présager. Il est d’ailleurs le « jeunot » du podium 2016 des France, lequel est complété par John Gadret. « Je termine ma carrière pour ma part, je ne sais pas encore si je serai encore là l’an prochain. Cette médaille a pour moi valeur de victoire, et elle ira dans la chambre de mon fils, enrichir sa collection. Maintenant je ne sais pas si je prendrai part au Mondial de Zolder, il faut que je réfléchisse. Une chose est certaine, je serai la semaine prochaine au départ de la Coupe du Monde de cyclo-cross Française, à Lignières-en-Berry ».

 



Hervé Bombrun