Vesoul-2016-DAVID-LAPPARTIENT_1Président de la Fédération Française de Cyclisme, David Lappartient a tenu ce matin une conférence de presse dans le cadre des Championnats de France de cyclisme sur route 2016, à Vesoul. Les thèmes abordés ont été les suivants :

 

La France N°1

 

« Je me réjouis des résultats de la France depuis le début de saison. Quand on regarde dans le temps, on voit l’amélioration très sensible des résultats de nos coureurs. Nous sommes devenus au classement international de l’UCI, la 1ère nation mondiale. Cela ne nous était jamais arrivé depuis l’instauration de ce dit classement en 1996. Il est établit sur huit coureurs et cela démontre la valeur du cyclisme français qui performe depuis le début de saison, chez les hommes. On peut s’en réjouir.

 

 

 

Ceci est le fruit de notre détection, formation au sein de nos clubs, des comités départementaux, des comités régionaux, des sélections en Équipe de France jeunes, et au travail effectué ensuite par les équipes professionnelles françaises. Je rappellerai simplement qu’il y a six ans nous étions la 14e nation mondiale ».

 

La Fraude technologique

 

« On sait que ce sujet est un enjeu majeur pour notre sport, demain. Je ne vais pas trop en parler aujourd’hui, car demain aura lieu à Paris, une conférence de presse, à 10 heures 30 réunissant Monsieur le Ministre, Thierry Braillard, en compagnie de Brian Cookson, président de l’UCI, Christian Prudhomme, d’ASO, et moi-même. On parlera notamment de ce qui va se passer sur le Tour de France. Un certain nombre de choses seront annoncées dans le cadre de cette conférence de presse. Le cyclisme a balayé devant sa porte en matière de dopage, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas encore des choses à faire, mais néanmoins, des efforts ont été faits et se sont avérés payants. Ce serait catastrophique pour notre sport de ne pas avoir la même force vis-à-vis de la fraude technologique, et pour la crédibilité du cyclisme on ne se relèverait d’une fraude à grande échelle, d’une fraude de grands coureurs d’un point de vue technologique. Il faut donc renforcer les contrôles. Moi, je reste persuadé qu’il faut mettre tous les moyens en œuvre, comme le renforcement de contrôles physiques, hier nous avons contrôlé les vélos à l’arrivée, démontés avec un mécanicien de l’Équipe de France qui était présent, chez les amateurs et les dames. Il convient de renforcer les contrôles, mais aussi de travailler avec la recherche afin que ceux-ci soient encore plus performants. Nous souhaitons aussi qu’un délit pénal soit créé, car aujourd’hui la France n’est pas dotée en la matière afin que la gendarmerie, la police puisse saisir des vélos, mener des enquêtes. On peut aussi peser les vélos. A la FFC, nous continuerons ces contrôles et pas uniquement chez les professionnels, car il ne faut pas croire que seul ce milieu puisse être concerné. Il faut aussi être vigilant en VTT, sur la piste afin d’éviter les polémiques que nous avons pu connaître sur certains Jeux Olympiques. Il faut que la crédibilité soit dans toutes les disciplines, partout ».

 

Freins à disques

 

« L’union Cycliste International doit-être en capacité à résister à l’ensemble des pressions, sans pour autant réfuter les nouveautés technologiques. Ma position qui est aussi celle du CPA est la suivante : nous ne sommes pas contre les freins à disques dans le cyclisme, mais il faut que cela soit uniformisé pour une question toute simple de durée de freinage. Les conditions de protection des disques ne nous semblent pas suffisantes, et la vraie solution serait sans doute d’ajouter un carter autour du disque afin de protéger la santé, la sécurité des coureurs. Ce qui doit toujours primer c’est l’athlète sur la machine. L’athlète ne doit pas être le faire-valoir de la technologie, en respectant les règles d’équité ».

 

La réforme du cyclisme professionnel

 

« Je préside le Conseil du Cyclisme Professionnel, et il y a différentes visions du cyclisme sur la table. La mienne est celle d’un cyclisme ouvert, une vision Européenne du sport à l’inverse de celle qui pourrait conduire à des systèmes fermés, ce n’est pas notre culture, car ils amènent d’autres écueils que l’on voit, identifie assez bien. J’ai travaillé pour rapprocher ASO et l’UCI, afin que les premiers inscrivent leurs épreuves dans le World Tour alors qu’ils avaient décidé de ne pas le faire. Nous avons travaillé afin de rapprocher les positions d’ASO et de faire en sorte que leurs épreuves reviennent dans le calendrier World Tour de l’UCI. L’accord trouvé est essentiel pour l’Union Cycliste Internationale, pour le cyclisme et pour cela il y avait quelques conditions à trouver afin d’être en capacité d’obtenir cet accord. Ce qui a été fait. Ce que je veux moi c’est que l’UCI soit forte, entendue et qu’elle ne se retrouve pas hors-jeu, on sait bien qu’un certain nombre d’acteurs auraient voulu signer un accord avec les organisateurs et les équipes, et mettre ainsi hors-jeu l’UCI, c’est ce que j’ai dit au Président Brian Cookson. Moi je veux une UCI forte, au milieu de la gouvernance du cyclisme, et en cela l’accord qui a pu être trouvé, validé par le Conseil du Cyclisme Professionnel, ASO et l’UCI, permet d’apaiser les choses au lieu de se retrouver dans une situation assez explosive ».

 

Jeux Olympiques de Rio

 

«Notre inquiétude porte sur le Vélodrome et qu’il soit livré dans les temps. La piste est faite, opérationnel mais c’est tout ce qui est autour les tribunes, les escaliers d’accès qui posent question, et nous inquiète. Nos conservons, la FFC, le bilan que nous espérons, à savoir 6 médailles d’or. J’ai confiance en nos athlètes ».

 

Championnats d’Europe

 

« La France accueillera trois Championnats d’Europe cette année, sur la route avec les professionnels, grande première, à Nice-Monaco du 14 au 18 septembre, mais aussi sur la piste sur le Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines, du 19 au 23 octobre, dont la billetterie a été ouverte vendredi dernier. Et, enfin, le cyclo-cross du 29-30 octobre à Pontchâteau ».

 

 

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