Le BMX est une famille, le Street Park ne déroge pas à la règle. Tout le monde se connaît… dans ce petit monde ! John Petit est une légende de ce sport en France, « j’ai été pro-rider de 1986 à 2012 », dit-il. Il est aujourd’hui la voix du BMX Street Park en France, une voix chaude, empathique et bienveillante quelque-soit le pilote qui ride sur le constet, pro ou débutant. Il ne fait aucune différence. « Quand j’étais rider personne ne commentait les passages des riders avec le bon nom pour les figures », souffle-t-il.

 

Alors John s’y est mis… et sa première relève d’une anecdote savoureuse. « J’étais caché sous un module, et personne ne savait que c’était moi, se remémore-t-il en souriant à Saint Julien-Les-Villas. Tout le monde avait trouvé cela génial. ». Début d’une belle aventure qui perdure. John Petit est devenu aussi la voix du BMX à la télévision au fil du temps, une référence donc. Une voix qui compte et qui a toujours à l’esprit un message pédagogique à l’adresse du public. « On doit expliquer au public ce qu’il voit, lui donner le nom des figures, mais aussi faire en sorte que les afficionados et les riders s’y retrouvent. Tout le monde doit trouver son compte dans mes commentaires », insiste John qui voit d’un bon œil l’arrivée du BMX Street Park à la FFC, et la nomination de son sport discipline Olympique dès les Jeux de Tokyo en 2020. « Le fait que la discipline devienne Olympique et soit intégrée désormais aux discipline BMX FFC va amener une certaine structuration, un afflux de nouveaux riders vers notre sport. Il va se structurer, il va y avoir plus d’encadrement. C’est la grosse différence avec ma génération. Nous on a du s’expatrier pour réussir dans notre sport. Le BMX est un sport rugueux, y compris le Street Park. Les jeunes peuvent aujourd’hui pratiquer sans risque de blessures alors ue ce n’était pas le cas à notre époque. Nous c’était essai, erreur, essai, erreur et on avançait de la sorte, avec les chutes qui allaient de paire. Les jeunes riders désormais bénéficient de bac en mousse, de résy qui amortit les chutes tout en permettant de bien rouler. Le fait que les jeunes vont moins se blesser que nous va amener plus de pratiquants vers le BMX Street Park, maintenant je pense qu’il faut englober la pratique dans sa totalité. »

 

Toujours bienveillant dans ses commentaires, John Petit aime les riders qui le lui rendent bien en retour, mais aussi toute la famille du BMX Street Park. « Je veux que les jeunes prennent plaisir à pratiquer, c’est ma mission quand je commente une compétition, dit-il. Le public aide les compétiteurs à se relever après une chute, à repousser aussi leurs limites. Ils doivent pratiquer sans risque de blessure, je le répète, c’est ce qui a manqué à ma génération. La FFC va apporter des structures à notre sport, mais chez nous l’empathie les uns envers les autres est une marque de fabrique, je dirais. On se connaît tout, on ride ensemble de générations en générations. La famille va s’ouvrir dans quelques temps, c’est normal. Et les jeunes vont aller vers ce dont nous nous avons toujours rêvé, les Jeux, des structures, et pour nous anciens riders c’est une belle victoire déjà ». Bienveillance, toujours chez John Petit. Le petit mot qui fait du bien, et surtout permet d’avancer.

 

 

Hervé Bombrun