Serge Froissart avec le groupe élite femmes qui a disputé la Coupe du Monde UCI de BMX Free Style Park lors du FISE de Montpellier

Serge Froissart avec le groupe élite femmes qui a disputé la Coupe du Monde UCI de BMX Free Style Park lors du FISE de Montpellier

Manager de la filière cyclisme urbain, Serge Froissart, qui a en charge le BMX Freestyle Park, revient sur la manche de Coupe du Monde UCI disputée ce week-end dans le cadre du FISE, pour le groupe élite femmes.

 

500.000 personnes se sont massés sur les Berges du Lez, à Montpellier, afin d’assister aux diverses compétitions que propose le FISE, soit une progression de plus de 23% par rapport à la 21eédition de cet évènement qui fait, depuis sa création, la part belle au BMX Free Style Park, discipline nouvellement inscrite au programme des Jeux Olympiques (Tokyo 2020), et BMX Flat. « En ce qui concerne le BMX Freestyle Park, avec Patrick Guimez, nous avons observé attentivement toutes les compétitions de BMX Freestyle Park qui se sont déroulées dans le cadre de cette compétition : que ce soit la prestation de l’équipe de France élite, du groupe relève avec les juniors et les amateurs. Notre priorité restant la Coupe du Monde, compte tenu du fait que la course aux quotas Olympiques débute à partir du mois de novembre ».

 

Le bilan des compétitions au final, « a confirmé ce que Patrick et moi, explique Serge Froissart, nous pensions : la porte n’est pas fermée pour l’équipe de France, mais il va falloir l’ouvrir et nous avons du travail pour y parvenir. Le but étant de qualifier une fille et un garçon pour les Jeux de Tokyo ».

 

Le travail en vue du Japon doit être un levier d’actions, en prime, en vue de l’échéance 2024, tant chez les hommes que chez les femmes, et dans cette catégorie, justement, dans l’Hérault trois représentantes de l’équipe de France étaient engagées. « Nous avions Laury, Kenza et Magalie Pottier engagés ici. Laury Pérez et Kenza Chaal étaient les plus jeunes du circuit. Laury est la plus avancée techniquement, elle se classe 14e, à deux places de rentrer pour la première fois de sa carrière en finale de Coupe du Monde. Cela laisse présager un bel avenir, d’autant qu’elle bénéficie d’une grosse marge de progression. ». Les deux autres membres de l’équipe de France n’ont pas, elles aussi, démérité. « Pour Kenza la différence s’est faite sur le physique, et elle manque encore un peu de puissance pour imposer son riding. C’est aussi très positif pour la suite, elle peut très vite progresser à l’international. Magalie se classe 21e, elle a un passé d’athlète de haut-niveau en race, mais, a, à peine, un an de pratique en BMX Free Style Park, et continue sa professionnalisation en kiné. Elle amène en tout cas son expérience aux deux plus jeunes, les rassurent. Magalie si elle rajoute deux-trois tricks simples avec son engagement, son bike contrôle, elle peut très vite arriver au niveau de Laury. Ce qui est bien avec le groupe femmes c’est que l’on a de la densité en équipe de France, et si nos athlètes continuent à réaliser de telles prestations en Coupe du Monde, aux alentours du top 15, pourquoi pas espérer avoir une fille sélectionnée à Tokyo ».

 

L’important aussi c’est le réserve dont peut disposer la France. « Alicia Labate a gagné le contest amateur de ce 22e FISE, déclare Serge Froissart. Patrick qui a fait un super boulot l’a mise en confiance, car au début elle était impressionnée, et elle gagne. Maeva Jougneau, blessé l’an passé, et que nous n’avions pas vu rouler en 2017,  a elle aussi démontré du potentiel. Ce FISE 2018 est une étape importante sur laquelle on va pouvoir s’appuyer pour construire l’avenir. ».

 

Hervé Bombrun