Pilote de BMX Free Style Park depuis l’âge de 12 ans, le Niçois qui pratique ce sport depuis 19 ans, s’est aligné cette année au départ de son 16e FISE.

Écoutons JB qui est venu au BMX Free Style Park pour faire et suivre son petit frère qui a été l’initiateur de sa passion…

 

France Cyclisme : Pour un athlète, comme vous, Jean-Baptiste, que représente le FISE de Montpellier ?

Jean-Baptiste Peytavit : « Le FISE de Montpellier a très vite été la plus grosse compétition française de BMX Free Style Park en France, et ce pour deux raisons : la présence de nombreux pilotes internationaux dans l’Hérault, et d’un public toujours très nombreux pour venir nous encourager, nous soutenir. Le FISE est devenu au fil du temps, lorsque cette épreuve a pris ses quartiers au bord du Lez, la plus grosse compétition internationale, faite pour le public et tournée autour de lui, alors que certaines compétitions aux USA ne s’adressent elles qu’à la télévision ».

 

FC : Aujourd’hui le FISE accueille les manches de Coupes du Monde UCI de BMX Free Style Park, et pour vous, les pilotes, qu’est-ce que cela change ?

JBP : « Nous sommes passés d’une ambiance de festival au départ- avec un axe fête et rigolade entre amis, à aujourd’hui, des manches de Coupes du Monde UCI BMX Free Style Park. Compétition qui donne une dimension sportive à notre sport. Nous, les pilotes, nous sommes devenus des athlètes. On se prépare, on prend ces échéances très au sérieux désormais. Notre discipline s’est « professionnalisée ». »

 

 

FC : Le nomination de la discipline aux Jeux a changé aussi la donne ?

JBP : « Oui, là encore, la discipline a continué à se structurer, et va continuer à le faire jusqu’aux premiers Jeux de l’histoire du BMX Free Style Park, avec Tokyo 2020, puis ensuite Paris 2024. On a vu des équipes nationales se créer. On a aujourd’hui la possibilité de porter le maillot de l’équipe de France, il a une structure France qui se met en place. Tout cela je ne l’avais jamais vu avant. J’ai fait du kayak étant plus jeune, et je faisais des stages régionaux avec une équipe d’encadrants autour de nous. Je retrouve le même principe aujourd’hui en BMX Free Style Park avec une équipe de France dédiée autour de notre sport. Mais il y a encore beaucoup de choses à faire en faveur du BMX Free Style Park notamment en termes de développement. Le plus gros changement, quand tout sera cadré, ce sera la mise en place de structures adaptés à la pratique de notre sport, car pour le moment, elles nous font encore défaut. On a besoin aussi d’encadrement en France ».