Le BMX Flat qui n’est pas discipline Olympique, à l’inverse du Park, appartient lui aussi à la famille du BMX Free Style, laquelle compte trois grandes composantes : le Park, le Street, le Flat et la Méga rampe. Ces quatre disciplines du free style « constituent l’ensemble de cette communauté BMX », relate Serge Froissart, manager de la filière cyclisme urbain au sein de la Direction Technique Nationale de la Fédération Française de Cyclisme, « et tout la famille du Free Style se rassemble sur les événements, avec la même culture qui unit tout le monde ». Cette année l’Union Cycliste Internationale a d’ailleurs mis en place une Coupe du Monde de Flat qui se déroule en même temps et aux mêmes dates que les épreuves de BMX Free Style Park, « C’est en quelque sorte comme cela l’a été pour le Flat, une saison de transition, indique Serge Froissart. Un protocole sera affiné et stable par la suite, il constituera le cadre des compétitions, mais toujours en partant de la communauté et avec l’aide en concertation avec les riders, afin de trouver les bonnes solutions dans le but que sur les contests tout le monde puisse y trouver son compte ». La reconnaissance de la part de l’UCI du Flat BMX fait que la FFC par délégation de l’état va, elle aussi, accueillir cette discipline en son sein. « On commence à s’intéresser au flat au niveau national, et la FFC sur ce FISE a été observatrice, poursuit Serge Froissart. On a regardé les évolutions, on a pu mesurer le potentiel français pour la suite. On va prendre un peu de de temps sachant que la discipline ne sera pas encore inscrite au programme des compétitions du Championnat du Monde de cyclisme urbain UCI 2018. Mais on a regardé ici comment fonctionnait la discipline, qu’elles en étaient les leaders, ce qui existe en termes de relève. On a cartographié tout cela, et si un championnat du Monde UCI venait à être organisé en 2019, on effectuera, alors, le même travail que nous avons fait avec le BMX Free Style Park, et nous organiserons un collectif équipe de France ». Une chose est acquise en Flat, la France possède déjà quelques riders référencés « leaders » de la discipline, comme Mathias Dandois, Alex Jumelin et Raphaël Chiquet, qui sont « des sportifs influents dans leur communauté, poursuit Serge Froissart, mais aussi et surtout des professionnels du riding, excellents en matière de communication, et de réseaux-sociaux. Eux voient plutôt d’un bon œil cette arrivée institutionnelle dans leur sport, car ce sont avant tout des compétiteurs, mais ils tiennent aussi à savoir ce qui va se passer dans le futur. Nous sommes actuellement plus dans une phase d’apprendre à se connaître les uns, les autres, d’observation, de discussions. Mais les échanges sont plutôt intéressants, et surtout le niveau sportif est très élevé, en effet sur les deux premières manches de Coupes du Monde de Flat de la saison 2018, Mathias et Alex font à chaque fois un et deux. Ce sont donc de vrais leaders sportifs. Alex est d’ailleurs le seul rider qui a disputé les 22 Fise de Montpellier. L’idée pour la FFC était donc de rencontrer tous ces acteurs à Montpellier, de nous appuyer sur leur expérience et aussi de leur amener nos connaissances du haut-niveau. Le but final étant de préparer les générations futures, si jamais un jour, le BMX Flat rentrait au programme Olympique. Il faut se tenir prêt au cas où… La France et le Japon aiment beaucoup le Flat, et si on veut garder notre leadership, il conviendra d’anticiper. J’ai vu la finale du FISE de Montpellier en compagnie du DTN de la FFC, Christophe Manin, qui a découvert la discipline, et  qui s’est montré très intéressé ».

 

 

Hervé Bombrun