Laëtitia Le Corguillé a repris son activité de bicrosseuse de haut-niveau cet hiver.

 

Médaillée d’argent aux Jeux Olympiques de Pékin, la Bretonne a redonné ses premiers coups de pédale lors de l’indoor de Saint-Étienne, puis elle s’est imposée sur celui de Caën.

 

« Ce qui m’a poussé à reprendre, dit-elle à France Cyclisme, c’est le sentiment de ne pas avoir fait complétement le tour de la question. J’ai encore envie, maintenant je veux voir ce que cela va donner pour moi au niveau international cette année, notamment sur les manches de Coupe du Monde et les Championnats du Monde. L’objectif principal ce sont les Jeux Olympiques de Rio. »

 

Histoire d’effacer sa quatrième place de Londres, ou elle a terminé au pied du podium ce qui démontre une belle constance à l’échelon Olympique, quand même. Mais cette « constance », Laëtitia ne veut pas s’en satisfaire. Elle veut plus, comme toute sportive « nourrie » par le haut-niveau, la performance. « J’arrêterai en 2016, mais j’aimerais bien effacer ce goût d’inachevé. »

 

Blessée lors d’un stage d’entraînement à Manchester, Laëtitia Le Corguillé a du modifier son programme de début de saison, sans pour autant que cela fasse décroître son appétit. « J’aimerais cette année faire des finales sur les manches de Coupe du Monde, être sacrée championne de France, une finale aux championnats du Monde. Un podium lors de l’épreuve des pré-Olymiques de Rio, mais surtout être à la lutte avec les meilleures athlètes sur le plan international. Je pense que je suis capable physiquement et techniquement de gagner, mais après il va falloir attendre que tout revienne petit à petit. J’ai envie en tous cas », ajoute la pilote de Saint-Brieuc qui désormais s’entraîne à Saint-Étienne. « Le club de Saint-Étienne m’accueille en toute amitié lors de ces entraînements, poursuit Laëtitia, et je tiens à les en remercier. C’est très sympa, il y a du monde, et je peux rouler avec le sport-études BMX du club aussi. »

 

 

Hervé Bombrun