BMX – Équipe de France – Championnats d’Europe – Glasgow – Élite hommes et femmes – Julien Sastre

BMX – Équipe de France – Championnats d’Europe – Glasgow – Élite hommes et femmes – Julien Sastre

Manager de la filière BMX au sein de la DTN de la FFC, Julien Sastre dresse pour France Cyclisme le bilan de ces Championnats d’Europe à Glasgow

 

France Cyclisme : Quel bilan tires-tu de ce Championnat d’Europe ?

Julien Sastre : « Il est positif, même si lorsqu’on se déplace du fait de notre esprit de compétiteur à tous, on visent avant toute chose  la victoire… et pas forcément un podium, même s’il est toujours agréable de revenir avec cette belle troisième place. On ne va en effet pas « cracher » dessus dans la mesure où il y a deux jours, on ne donnait pas cher des chances de Sylvain et de son résultat final ici. Il démontre encore une fois- même cela ne m’étonne pas connaissant le pilote, le champion qu’il est- sa force de caractère, son courage. C’est un athlète qui possède un mental de guerrier ! Il ne lâche jamais ».

 

FC : Malheureusement pour lui, Romain Mahieu a décliqué en 8et a été éliminé dès ce tour de la compétition

JS : « Il déclique au départ, et loupe complétement ce dernier. Il a presque la ligne droite de retard sur les autres quand il arrive en pleine vitesse. Il essaye de combler ce retard pris, mais malheureusement il n’y parvient pas. C’est une grosse déception. Il était en forme, il y avait de quoi faire. On va tirer les enseignements de ce fait de course, et faire le nécessaire afin que cela ne se reproduise pas ».

 

FC : Comme toutes les autres disciplines du cyclisme vous marquez des points ici en vue de qualifications Olympiques, avec une 3eet 7eplace en finale ?

JS : « Non, pas du tout ! Glasgow est une compétition de transition pour nous, elle était programmée entre deux épreuves de transition pour nous : le mondial de Baku et la dernière manche de Coupe du Monde en Argentine, à Santiago, qui elle marquera le début de qualification Olympique pour les bicrosseurs ! Ici, le but du jeu était de maintenir avec le rythme de compétition pour les pilotes de l’équipe de France. L’objectif avant tout était de garder le rythme, prendre le maximum de résultats, sans se blesser avant Santiago qui marquera le début de l’aventure Olympique « Tokyo 2020 ». C’est vraiment l’étape Argentine qu’il ne faudra pas louper ».

 

FC : Le bilan chez les élite femmes ?

JS : « Manon va bien déjà après sa chute en demi-finale. Camille Maire et Mathilde Doudoux se sont faits sauter sur la ligne en demi-finale. Le même discours revient comme après Baku : « on sait que chez les hommes nous disposons d’un groupe très dense capable de performer sur les grands rendez-vous internationaux, qui peut aller chercher des titres, des podiums ». C’est très important en vue de la qualification pour les Jeux. Chez les filles beaucoup de choses doivent-être remises en question, d’autres choses doivent-être mises en place. Le constat chez les élite femmes c’est que nous ne disposons pas de groupe dynamique comme il en existe chez les garçons. C’est fort tout de même ce que nos athlètes parviennent à faire en termes de performances car elles sont très peu nombreuses. Elles sont régulièrement une ou deux avec le groupe de garçons. Nous réfléchissons actuellement sur la filière « filles » afin de densifier davantage le niveau d’entraînement, créer un groupe d’entraînement plus dense, et après nous verrons par la suite, comment transformer cet essai-là en compétitions ».

 

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon