Quentin Derom est un pilote qui brille autant sur la piste qu’en dehors. Le sociétaire de Compiègne-Clairoix, vainqueur d’une manche de la Coupe de France à Saint Quentin, finaliste dimanche à Mours, interview de ce pilote qui sait aussi donner aux jeunes, notamment ceux de Dardilly en région Lyonnaise

 

France Cyclisme : Qu’est-ce représente votre 1ère place au classement général provisoire de la Coupe de France de BMX 2016 ?

Quentin Derom : Mon succès à Saint-Quentin était ma 1ère victoire en élite, et c’est une belle surprise. J’ai vraiment travaillé dur cet hiver afin de parvenir à un tel résultat. J’ai davantage accentué les choses sur les détails, appréhendé l’entraînement différemment, voir que cela paie, c’est super. Je sais aussi que certains pilotes n’étaient pas là à Saint-Quentin, car ils étaient engagés sur la Coupe du Monde en Argentine, mais cela reste quand même un succès. Je suis content de l’avoir fait, et puis ce week-end à Mours je « rentre » de nouveau une finale.

 

 

FC : A côté du BMX, vous faites quoi ?

QD : Je suis en école d’ingénieur à l’INSA de Lyon, à la Doua. Je suis en 4e année, l’avant-dernière de mon cursus.

 

 

FC : La Coupe de France devient forcément un objectif ?

QD : Nous avons disputé déjà six manches sur dix, mon but est de faire de mon mieux sur les 4 dernières, et pourquoi pas aller jusqu’au bout et essayer de remporter le classement général de cette compétition. Ce serait très sympa. Maintenant je suis depuis le début de l’année dans l’optique de faire de bonnes courses, de donner le maximum, de ne pas regretter, d’être à 100% sur chaque événement. J’aimerais aussi gagner une finale avec tous les meilleurs pilotes au départ, même si je sais que ce ne sera pas évident. Mais une course reste une course.

 

FC : Pourquoi entraîner, transmettre votre expérience aux plus jeunes ?

QD : Je pense que c’est très important de partager son expérience avec les plus jeunes, c’est ce que je fais avec ceux du club de Dardilly en région Lyonnaise. J’entraîne là-bas. J’ai vingt-deux ans, et j’ai mis moi même pas mal de temps à comprendre des choses. C’est ce que je veux transmettre aux jeunes afin qu’ils gagnent du temps sur l’approche de la course, l’aspect mental notamment, la manière de se préparer à un événement. C’est ce que je fais avec les nationaux, j’essaye de leur transmettre comment gérer le stress, plus bien sûr l’aspect technique du BMX : prendre de la vitesse, bien passer les bosses. Il y a pour moi être technique et savoir utiliser cette dernière afin d’être rapide et gagner la course derrière. Il y a en effet un décalage entre ce qui se fait à l’entraînement et en course.

 

 

Hervé Bombrun