Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, Lauriane Dupressoir, du service communication de la FFC, a rencontré Axelle Étienne, double Championne de France Élite en titre (Race et Time Trial) et Championne du Monde Juniors en 2015.

 

À quelques semaines des deux premières manches de la Coupe du Monde de BMX UCI 2018, qui se dérouleront sur son terrain de jeu les 31 mars et 1er avril prochains, Axelle Étienne s’est confiée sur sa jeune carrière sportive et sur ses ambitions pour cette saison !

 

Bonjour Axelle, pour nos lecteurs, peux-tu te présenter en quelques mots ?

 

Je m’appelle Axelle Etienne, je vais avoir 20 ans le 26 mars. J’ai grandi en Ile-de-France, dans une petite ville du 93, à Vaujours. J’ai intégré le Pôle France Jeunes à Bourges pendant 4 ans, et depuis 2 ans, je suis au Pôle Olympique de Saint-Quentin-en-Yvelines. Aujourd’hui, je suis licenciée au club de Lempdes en Auvergne. Pour ce qui est de mon palmarès, j’ai gagné tous les titres nationaux et internationaux en 2015 : double Championne du Monde Juniors, double Championne d’Europe Juniors et double Championne de France Juniors. En 2016, je me suis fait une triple fracture de la cheville à trois semaines des Championnats du Monde, je n’ai donc rien pu faire par la suite. J’ai seulement été aux Jeux Olympiques en tant que remplaçante. Aujourd’hui, j’ai bien récupéré de ma blessure. Pour ma première année chez les Élite, en 2017, j’ai été sacrée double Championne de France (Race et Time Trial). Je suis arrivée 8ème des Championnats d’Europe à cause d’une chute en finale et 5ème aux Championnats du Monde. 

 

 

 

Parle-nous de ta discipline.

 

Il y a deux spécialités : la Race et le Time Trial. Sur la piste, il y a différents obstacles à franchir le plus rapidement possible (virages, bosses…). Lors de la Race, il y a 8 pilotes qui partent ensemble. Les quatre premiers d’une course sont qualifiés pour l’étape suivante, jusqu’à la finale où le vainqueur est le premier à franchir la ligne d’arrivée. Pour le Time Trial, chaque pilote part seul et celui qui fait le meilleur temps remporte le titre. Mais le Time Trial commence à disparaître peu à peu. Cette année, il n’y en a plus qu’aux Championnats de France. Cette spécialité me plaît mais je préfère quand même les compétitions « en peloton ».

 

Qu’est-ce qui t’a donné envie de pratiquer ce sport ?

 

Mon frère en faisait et il m’a incité à en faire [sourire]. J’ai commencé à 8 ans sur une piste à Villeparisis. Avant le BMX, je faisais de la danse classique. Ce que j’aime le plus dans le BMX, c’est la compétition. J’adore les pistes Supercross parce qu’il y a plein de gros sauts et on prend énormément de vitesse, donc c’est génial !

 

Comment trouves-tu la piste du Stadium International de BMX de Saint-Quentin-en-Yvelines ?

 

En France, je trouve que les pistes sont plus techniques qu’à l’étranger. Du coup, la piste de Saint-Quentin-en-Yvelines est très technique, il y a de grosses bosses et donc ça me plaît ! Récemment, ils ont fait des travaux sur la piste pour adoucir les bosses. Avant, il y avait des obstacles encore plus gros et ils étaient vraiment très compliqués à passer.

 

Récemment, on a vu quelques pilotes de BMX s’essayer au cyclisme sur piste. Te verrais-tu faire une autre discipline cycliste ?

 

Je ne sais pas encore. J’ai déjà fait quelques entraînements de cyclisme sur piste mais je ne pense pas que je sois très douée pour ça [sourire].

 

Lors de tes journées au Pôle, à quoi ressemble ta journée type ?

 

Cela dépend des journées et des cours que j’ai. Généralement, j’ai deux entraînements par jour. Par exemple, lorsque je n’ai pas cours, j’ai musculation le matin à 10h pendant environ deux heures. L’après-midi, ça commence vers 15h, on a environ 1h30 d’entraînement, soit on roule sur la piste, soit on fait du sprint.

 

Arrives-tu à combiner ta vie au Pôle et tes études ?

 

Actuellement, je suis en première année en fac de biochimie à l’Université de Versailles. C’est parfois très fatigant parce que la fac ne me permet pas d’aménager mes horaires. Par contre, le Pôle me le permet et adapte mes horaires d’entraînements par rapport à mes cours. Quand je finis vers 16h30, je peux avoir entraînement après mais quand je finis plus tard, je ne peux plus.

 

 

 

Après ta carrière sportive, comment envisages-tu ton avenir ?

 

Jusqu’en terminale, je voulais être professeur de maths. Mais suite à mon passage en Equipe de France, j’ai entendu les kinés parler de leur métier et ça m’a paru intéressant. Je voudrais faire un métier où je peux aider des gens donc plus tard, j’aimerais devenir kinésithérapeute. J’aimerais bien voyager aussi, donc je ne sais pas encore si je resterai en Ile-de-France.  

 

As-tu un rituel avant de commencer une compétition ?

 

Non je n’en ai aucun. J’essaye de bien m’échauffer mais je n’ai pas de rituel particulier. Je sais que certains pilotes mettent des gants différents ou positionnent leur vélo d’une certaine façon dans la voiture… Mais pas moi ! [sourire].

 

Quelle compétition as-tu le plus aimée vivre jusqu’à présent ?

 

Je me suis fait super plaisir à Rock Hill lors des Championnats du Monde l’année dernière, la piste était assez facile et assez rapide. Cette année, je suis allée aux États-Unis et j’ai beaucoup aimé rouler sur la piste d’Oldsmar en Floride. En Europe, j’aime beaucoup la piste de Zolder en Belgique. Par contre, j’apprécie moins la piste de Manchester parce qu’elle est vraiment très technique et raide.

 

Qu’est-ce que ça te fait de participer à des manches de Coupe du Monde à la maison ?

 

Ça me fait super plaisir, c’est trop bien ! Il y a toute ma famille et tous mes amis qui vont venir me voir. Je connais bien la piste, la grille de départ et les virages donc c’est un avantage pour moi. En plus, je suis super contente d’être sur l’affiche officielle de la Coupe du Monde. C’est rare !

 

Quelles sont tes ambitions pour cette saison ?

 

J’aimerais faire des podiums aux Championnats d’Europe à Glasgow et aux Championnats du Monde à Bakou. Il y a une forte concurrence des pilotes internationales, mais personne n’est imbattable donc on verra bien. Je me dis toujours qu’il faut viser haut donc je vise le plus haut possible et j’espère remporter des titres lors de cette nouvelle saison.

 

Bonne chance à Axelle pour sa saison et pour ces deux manches de Coupe du Monde qu’elle disputera devant son public.

 

Pour plus d’informations sur la Coupe du Monde de BMX UCI 2018, qui se déroulera à Saint-Quentin-en-Yvelines, rendez-vous sur le site internet dédié à l’événement www.bmxsqy2018.com

 

 

 

 

Crédit photos : Patrick Pichon – FFC