Fils de marin-pêcheur de Noirmoutier, le sociétaire de Vendée U est l’une des révélations du début de saison amateurs, alors qu’il n’est qu’Espoirs 1ère année.

 

France Cyclisme : Vous réalisez un beau début de saison élite ?

Mathieu Burgaudeau : On m’aurait dit cela en début de saison, je ne l’aurais pas cru. Je fais 2e derrière Damien Gaudin de la Vallée de la Loire, j’étais content car j’ai fait une belle course de bout en bout. J’ai fait une course juste tactiquement, les jambes étaient correctes, mais je sentais que je pouvais faire mieux, en faisant ce que je voulais.

 

FC : Et sur Manche Atlantique ?

MB : J’ai bien couru, l’ensemble de l’équipe aussi. Nous étions toujours en surnombre devant, et là cette fois j’avais vraiment les jambes pour gagner, ce que j’ai fait. Je savais aussi que la bosse de Cadoudal me convenait, c’est une bosse pour puncheur et j’adore ce type d’effort.

 

FC : Quels vont-être vos objectifs ?

MB : J’ai 18 ans, et je n’ai pas forcément d’objectifs précis. Je vais essayer de me faire plaisir cette année, au maximum, découvrir l’ensemble des courses du calendrier. Il y a pas mal de courses qui vont me correspondre, et d’autres non, cela fait partie du jeu, des terrains rencontrés.

 

FC : Vos années de formations avec l’équipe de France juniors, vous servent-elles dans l’obtention de vos résultats actuels ?

MB : Oui. On a appris à courir en Équipe, une stratégie est mise en place de manière détaillée avant la course, après il y a un briefing. C’est ce que l’on fait chez les élite, j’avais déjà cette expérience. On apprend aussi à courir en équipe, ce qui également la marque de fabrique du Vendée U. Les manches de la Coupe des Nations UCI sont des épreuves de haut-niveau, cela roule fort et certaines courses par étapes permettent de se faire la caisse avant de passer d’ici un an ou deux chez les Espoirs.

 

Hervé Bombrun