Prochaines parutions...  VOIR

Ouvrir votre panier.

n°2273 - Le mois des champions (France cycliste)
 

Loin des spots médiatiques, la FFC prépare l’avenir !

Avec encore plus d’éclat cette année que les précédentes, le Tour de France a déroulé son incomparable saga hypermédiatique. Le feuilleton de juillet a été magnifié jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir. Il faut bien reconnaître que le contexte était, cette fois-ci, aussi bien différent. Point de révélation sensationnelle durant les semaines précédant l’événement, comme nous y étions habitués depuis quelques années. Il y avait même eu quelques coups d’éclat français sur le Giro et le Dauphiné, il est vrai un peu relégué au second plan par cette histoire d’un possible dopage mécanique.

Petit moteur dans le cadre ou petit vélo dans la tête ? Le départ du Tour de France arrivait à point nommé en ce début juillet ! Monts et merveilles nous étaient promis. Et même en prime, les redoutables pavés de l’enfer du Nord. De l’inédit ! Dès le troisième jour de course, Sylvain Chavanel sortait le grand jeu : magnifique victoire d’étape, sous les eaux, à Spa, et maillot jaune, qu’il perdait le lendemain. Le même jour, Jérôme Pineau s’octroyait le maillot distinctif du classement des grimpeurs.

Sur les routes conduisant à la station des Rousses, les deux compères s’illustraient encore : nouvelle victoire pour Sylvain Chavanel et reconquête du maillot jaune ! Le lendemain à Morzine-Avoriaz, arrivait le jour de grâce de Sandy Casar. Anthony Charteau se révélait grimpeur en franchissant en tête le col de la Madeleine et confirmait ainsi ses vues sur la tunique à pois rouges. C’était déjà bien parti mais nous n’avions pas encore consommé toute notre dose d’adrénaline.

Schleck et Contador tardaient à croiser le fer. Qu’importe puisque les Français s’en chargeaient avec générosité et panache. Les Pyrénées promettaient énormément. Par la grâce de redoutables baroudeurs, la montagne n’accouchait pas d’une souris. Christophe Riblon entrait en piste pour triompher magistralement sur les hauteurs de la station d’Ax-3 Domaines. La voie était ouverte. S’y engouffraient, coup sur coup, Thomas Voeckler et Pierrick Fédrigo. Et de six pour le cyclisme français ! Pareil score remontait au siècle dernier, à 1997 ! Et Anthony Charteau savait déjà qu’il pouvait exhiber son beau maillot jusque Paris. A l’ombre de ces retentissants succès, John Gadret s’évertuait, avec discrétion et une belle régularité, à maintenir son rang dans le top 20. Comme sur les routes du Tour d’Italie (13e du classement général), il terminait premier Français de la grande fête de juillet, à la 19e place.

Alors bien sûr, les esprits chagrins peuvent légitimement se poser la question : le successeur tant attendu de Bernard Hinault, dernier vainqueur français du Tour de France en 1985, est-il seulement né ? Certains se risquent à avancer que Romain Sicard et Johan Le Bon disposent peut-être de ces qualités qui en feront les grands champions de demain. D’autres affirment qu’il n’est de plus grand service à leur rendre que de les oublier pour mieux les laisser grandir.

Une chose est certaine : ils sont de purs produits des filières fédérales, comme tant d’autres, qui constituent encore la partie cachée de l’iceberg, celle des travailleurs de l’ombre où d’innombrables bénévoles, des éducateurs, des cadres fédéraux œuvrent efficacement à former inlassablement des compétiteurs de grande qualité dans toutes les disciplines du cyclisme. Ainsi, très récemment, lors des Championnats d’Europe disputés à Ankara (Turquie), les sélections tricolores ont récolté sept médailles. Espérons que les prochains Championnats du Monde Juniors  confirmeront l’excellence des résultats enregistrés au plus haut niveau international, depuis maintenant plusieurs années.

Pour tous ces jeunes, garçons et filles, dignes porteurs du maillot tricolore, le chemin vers la notoriété est encore long et semé d’embûches. Etape après étape, leur progression est soigneusement programmée. Il est certain que le successeur de Bernard Hinault est encore dans l’ombre. S’il apparaît prochainement en pleine lumière, il est pratiquement tout aussi certain qu’il le devra en grande partie, au travail patiemment accompli dans les clubs, à l’écoute de cadres éminemment compétents.
 
David Lappartient
Président de la FFC

 
           Commander unité(s) de ce produit au prix de 5,00 Euros
0. Abonnement La France Cycliste (France cycliste)
 

Tout au long de l’année, c’est le seul à vous informer de toutes les pratiques du cyclisme, de la base à l’élite, de la route au BMX, en passant par la piste, le VTT, le cyclo-cross, le cyclisme en salle et le polo-vélo. Toutes les décisions fédérales qui vous concernent y sont retranscrites et c’est le seul organe de presse qui puisse faire référence, à la réglementation et de son évolution.

La France Cycliste est une source d’information précieuse autant qu’agréable et un outil indispensable pour tous les licenciés qui désirent se tenir au courant de l’actualité du cyclisme et de l’évolution de la fédération.

Les Hors série (dont le calendrier) sont compris dans le prix de l'abonnement.

 
           Commander unité(s) de ce produit au prix de 55,00 Euros
  Pour les licenciés de la FFC 
           Commander unité(s) de ce produit au prix de 50,00 Euros
  Pour les résidents étrangers 
           Commander unité(s) de ce produit au prix de 62,00 Euros
n°2269 - Challenge juniors (France cycliste)
 

Le mois des affaires

Au siècle dernier, le xxe, le calendrier cycliste était très différent de celui que nous connaissons aujourd’hui. La saison route débutait réellement au mois de mars avec le “Het Volk” et Paris-Nice. Les classiques dites “printanières” constituaient le premier temps fort de l’année. Le peloton enchaînait ensuite sur les courses par étapes, celles d’une semaine s’entremêlant au milieu d’une trilogie Vuelta, Giro, Tour dont l’ordre semblait immuable. Si les championnats nationaux se disputaient déjà au mois de juin, les Championnats du Monde prenaient alors place au mois d’août. Regroupant à la fois la piste et la route, ils bénéficiaient d’une formidable fenêtre médiatique dans le prolongement de l’intérêt pour le cyclisme suscité par le Tour de France. Les rendez-vous dits “d’automne” offraient une vitrine pour le nouveau maillot arc-en-ciel, tout particulièrement le Grand Prix des Nations contre la montre, Paris-Tours et le Tour de Lombardie… avant de céder la place aux cyclo-cross et aux six jours.

C’était en d’autres temps.

Aujourd’hui, le cyclisme colle à son époque. Les repères précédents ont été effacés par la volonté d’occuper le terrain en permanence et sur tous les continents. Malgré quelques flops retentissants — le plus symbolique étant le positionnement des Championnats du Monde en fin de saison — l’internationalisation du cyclisme sur route y a beaucoup gagné. Réuni à Bruxelles le 23 avril dernier, le conseil de l’UCI ProTour s’en est une nouvelle fois réjoui. Il s’agit en effet d’une priorité stratégique proclamée de l’UCI.

Ce grand redéploiement marketing n’avait toutefois pas prévu l’apparition d’un nouveau moment clé dans la saison. Le mois de mai est désormais celui des affaires. Pour le coup, ça n’a rien à voir avec des préoccupations commerciales. C’est un constat. Le phénomène est apparu avec l’opération Puerto en 2006. Depuis, ça n’arrête plus…

Cette année, ce sont les premiers prolongements disciplinaires du très coûteux (près de 6,5 millions d’euros l’an dernier !) passeport biologique qui font l’actualité. L’UCI a en effet annoncé l’ouverture d’une procédure à l’encontre de trois coureurs (cf. p.5) dont les paramètres physiologiques ont évolué de façon suspecte au cours de la saison dernière. Autrement dit, ils n’ont pas subi de contrôle antidopage positif, mais les résultats des analyses successives dont ils ont fait l’objet plusieurs mois d’affilée, indiquent des variations que les experts ne peuvent pas expliquer par des facteurs naturels…

Jusqu’à présent, ces indications permettaient de cibler les suspects pour les soumettre à des contrôles antidopage classiques. Encore fallait-il qu’ils ne passent pas au travers… Aujourd’hui, on entre dans une nouvelle phase. La variation elle-même peut amener les coureurs à s’expliquer devant une commission de discipline. Une belle manière de resserrer les mailles du filet autour des tricheurs…

Evidemment, en acceptant cette avancée, le cyclisme s’expose à la découverte d’un nombre plus important de cas de dopage. C’est le prix à payer pour combattre efficacement ce fléau et garantir la compétition la plus équitable possible. Mais ça ne fait pas les affaires du mois de mai. Compte tenu de la durée des procédures et du calendrier des expertises, il doit s’attendre à assumer de manière récurrente son nouveau statut de période chaude de la saison cycliste…

Henri Montulet
Rédacteur en chef

 
           Commander unité(s) de ce produit au prix de 5,00 Euros

 

Dépêches LA FRANCE CYCLISTE