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Venez découvrir le langage du peloton !
Référence du dictionnaire International du cyclisme par Claude SUDRES.

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 MACHINE A PEDALER
 se dit d'un coureur qui n'a d'autre objectif que de rouler, sans à la technique à adopter. Il pédale à fond sans s?occuper ni de ses équipiers ni de ses adversaires.

 MANGER DE LA LUZENE
 perdre le contrôle de son vélo, et quitter la route pour aller chuter dans un champ.

 MANGER UN PEU D'HERBE
 être contraint de rouler sur le bas-côté, pour éviter la chute. Cela se produit souvent, lorsqu'il y a formation d'éventail ou de bordure.

 MARCHER
 on dit d'un coureur qu'il "marche", lorsqu'il est en très bonne condition, et qu'il prend souvent l'initiative, lorsqu'une action est engagée. Il donne l'impression qu'il est meilleur que les autres.

 MARQUER A LA CULOTTE
 expression traditionnellement employée dans les sports de ballon, apparue dans le milieu cycliste au cours des années 90. Cela signifie marquer de très près son adversaire, ne lui laissant aucune facilité de mouvement, en restant toujours à ses côtés.

 METTRE DANS LE COUP
 demander, à un ou plusieurs coureurs d'équipes adverses, une aide pour obtenir une victoire. Cette aide sera bien sûr compensée, soit par un partage des gains, soit par un soutien lors d'une prochaine épreuve ( à charge de revanche).

 METTRE DU BRAQUET
 augmenter le développement en mettant la chaîne sur le grand plateau ou sur un plus petit pignon.

 METTRE EN ROUTE
 se dit d'un peloton, qui après avoir laissé une échappée se développer, considère l'écart assez grand, pour entreprendre la chasse pour réduire le dit écart.

 METTRE LA BARBICHE
 battre son adversaire dans les derniers centimètres, avant la ligne d'arrivée, l'écart entre les deux roues avant, étant très faible.

 METTRE LA CHAPE
 battre son adversaire juste sur la ligne d'arrivée, l'écart ne représentant même pas la largeur d'un boyau. Dans ce cas, le juge a très souvent recours à la photo-finich.

 METTRE LA FLECHE
 quitter la course pendant son déroulement, sans prendre le soin de s'arrêter pour attendre la voiture-balai et rendre son dossard. C'est souvent le cas dans les courses d'entraînement, lorsque la course passe à proximité de l'hôtel, où le coureur estiogé, ou quand, dans une classique, le coureur sait que quelqu'un l'attend à un point donné.

 METTRE LA GRANDE SOUCOUPE
 utiliser à l'avant un plateau très important, par exemple 56 dents, ce qui donne un très grand développement. Tous les coureurs ne peuvent se le permettre, car cela nécessite une très grande force dans les cuisses et les reins.

 METTRE LE NEZ A LA FENETRE
 venir, de temps en temps, en tête du peloton, examiner la situation, ou tester ses adversaires en effectuant quelques démarrages, pour juger de l'opportunité de lancer une attaque.

 METTRE UNE DENT DE MIEUX
 le sens de cette formule n'est pas évident. En fait, lorsque l'on met une dent de mieux, c'est que l'on met une dent en moins : ex : lorsqu'un coureur utilise un développement de 7,54 m (plateau à l'avant 53 dents, pignon à l'arrière 15 dents), en mettant une dent de mieux, il passe sur 14 dents à l'arrière, ce qui donne un développement de 8,08 m. Le mot "mieux" s'apparente donc au développement.

 METTRE UNE DENT DE MOINS
 formule contraire à la précédente. Le coureur utilise un développement de 8,08 m avec 53 dents au plateau et 14 dents à la roue libre. Il met 15 dents à cette dernière pour obtenir un développement de 7,54 m. Le mot "moins" correspond donc au développement.

 MONTER AU PEDALIER
 essayer de dépasser un adversaire. Commencer à le doubler, mais parvenu à la hauteur de son pédalier, ne pas avoir assez de forces pour augmenter l?allure, pour effectuer le dépassement complet. Parfois le coureur a cette force nécessaire, mais l'adversaire augmente son allure et le maintient à la hauteur de son pédalier.

 MONTER AUX BALUSTRADES
 cette expression s'applique surtout à la piste : lorsqu?un coureur ne veut pas être doublé, il oblige son adversaire à monter le Iong de la balustrade et ainsi l'enferme. Cette expression s'applique aussi au coureur, qui veut se donner l?élan nécessaire au démarrage d'un sprint ; des balustrades, il plonge au bord de la piste.

 MONTER AVEC LA GROSSE
 monter un col avec un développement trop grand par rapport a la pente, en utilisant le grand plateau et un pignon relativement petit.

 MONTER D'UNE JAMBE
 être dans une condition telle, qu'une seule jambe semble suffire au coureur pour grimper le col. Ne pas sentir le pourcentage élevé d'un col ou une cote.

 MONTER DANS LE BALAI
 abandonner la course. Le coureur qui abandonne doit obligatoirement monter dans la voiture-balai, dernier véhicule de la caravane. Le coureur enlève son dossard et finit le parcours en voiture.

 MONTERA SA MAIN
 monter une côte ou un col sans forcer outre mesure Souvent, les coureurs non-grimpeurs n'essaient pas de suivre les meilleurs. Ils montent à leur main, persuadés de rattraper le temps perdu dans la descente ou sur le plat. Signifie aussi, qu'un coureur se connaissant, préfère ne pas user ses forces, espérant des moments plus propices, où il aura besoin de toute son énergie.

 MOUDRE DU BRAQUET
 se dit d'un ou de coureurs qui ont perdu le contact avec la tête de la course, et tentent de rejoindre le groupe d'échappés. Ayant choisi un grand braquet, ils pédalent avec énergie, sans s'arrêter jusqu'à la jonction. On dit alors qu?ils ont moulu du braquet pour rentrer.

 MOULINER
 rouler en ayant un petit rapport plateau-roue libre ; cela oblige à pédaler sans effort, et permet un assouplissement des muscles, avant une grande course ou une grande étape ; aller mouliner, fait partie de l'entraînement du coureur qui ne doit pas infliger d'entrée un effort trop violent à ses muscles.

 




 
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